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Les ex-travailleurs d’Electrolux récupèrent 29 millions $

Denise Proulx | Argent

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Agence QMI

Les 1 800 ex-travailleurs de l'usine Electrolux à L’Assomption, fermée en juillet 2014, vont pouvoir récupérer les 29 millions $ de leur fonds de pension avant Noël. Les chèques seront postés à compter de vendredi et les transferts aux institutions financières seront effectués durant la semaine du 21 décembre.

Cette annonce, faite par communiqué par l’Association Internationale des Machinistes et des travailleurs de l'Aérospatiale (AIMTA), va rassurer plusieurs travailleurs qui s’étaient fait promettre les sommes dues depuis août dernier. L’organisation avait par la suite demandé un autre délai, en septembre.

Laissés sans nouvelles depuis, plusieurs ex-travailleurs s’inquiétaient de ne plus réussir à communiquer avec l’AIMTA, qui ne donnait pas suite aux nombreux messages téléphoniques laissés au bureau de Longueuil.

« Tous les participants, retraités et bénéficiaires d’Electrolux recevront 100 % des montants et des rentes qui leur sont dus », indique dans le communiqué le président du comité de retraite, Leonardo Giuliani. « Les deux dernières années auront été éprouvantes. Fermer un fonds de retraite qui existe depuis 1978 et qui regroupe plus de 4 000 participants et bénéficiaires pour une valeur totale de 60 millions de dollars, ça comporte son lot de défis. »

Rappelons que l’autorisation de la Régie des rentes du Québec est nécessaire avant de procéder à la fermeture d’un fonds de retraite. Le dossier était passablement long à traiter, puisqu’il s’agissait de régler le cas de l’ensemble de ces ex-employés de l’usine de L’Assomption. À ce jour, seuls 439 retraités et bénéficiaires reçoivent une rente mensuelle depuis juin 2013.

« L’AIMTA a tout fait dans ce dossier pour que justice soit rendue. Les ex-travailleurs d’Electrolux vont enfin toucher l’argent qui leur est dû. C’est la moindre des choses après tout ce qu’ils ont vécu ces dernières années. Ça clôt de façon positive un triste de chapitre de l’histoire du Québec », ajoute le coordonnateur québécois de l’AIMTA et administrateur du comité de retraite, David Chartrand.

Il a été impossible de rejoindre l’AIMTA pour obtenir de plus amples informations.

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