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Le virus du méningocoque de type B continue d'intéresser les chercheurs

Valérie Fortin | TVA Nouvelles

L'Institut national de la santé publique du Québec mène actuellement une étude pour mesurer l'impact de la campagne de vaccination massive effectuée au Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis 2014.

L’objectif est de confirmer l'efficacité de ce vaccin, homologué par Santé Canada au cours des dernières années.

«On veut voir jusqu'à quel point le vaccin a amené les anticorps à être beaucoup plus élevés chez les vaccinés que chez les non-vaccinés», a expliqué le Dr Gaston De Serres, responsable de l'étude.

La Santé publique veut aussi connaître la durée de la protection du vaccin.

L'étude est réalisée auprès de 125 jeunes vaccinés, de 18 à 20 ans, et 125 autres jeunes, non-vaccinés.

«On fait simplement une prise de sang, on va analyser les anticorps chez les deux groupes. L'Institut national de la santé publique est d'ailleurs toujours à la recherche de jeunes qui n'ont pas été vaccinés. Il nous en manque une quarantaine pour compléter notre groupe», a affirmé le Dr De Serres.

Les résultats de l'étude pourraient être utiles dans d'autres pays.

Plus de 45 000 jeunes de moins de 20 ans se sont faits vacciner contre le méningocoque de type B au Saguenay-Lac-St-Jean, depuis 2014. La campagne de vaccination massive a été lancée en raison du nombre élevé de cas de méningite dans cette région.

«Jusqu'à maintenant, dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean, on n'a pas eu de cas chez les vaccinés depuis la campagne.»

Le vaccin est toujours disponible pour les nouveaux nés jusqu'au 31 janvier 2016.