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Qui est «le plus grand abruti» de la diplomatie américaine?

Agence France-Presse

Hillary Clinton Holds Last Campaign Event Of 2015 In New Hampshi

Dennis Van Tine/Future Image/WENN.com

L'Amérique se demande qui est «le plus grand abruti» de sa diplomatie

Les Américains se demandent qui est «le plus grand abruti» de leur diplomatie, dont le nom est masqué dans des propos rapportés par courriel à Hillary Clinton quand elle était à la tête du département d'État.

«Si elle ne le sait pas déjà, (XXX) est le plus grand abruti des Affaires étrangères», a affirmé l'ancien ambassadeur des États-Unis en Allemagne, John Kornblum, dans une déclaration rapportée par un conseiller informel de Hillary Clinton, Sidney Blumenthal.

Le courriel de M. Blumenthal à Mme Clinton est daté du 31 mars 2011 et porte sur des rumeurs dans la presse au sujet de la succession de William Burns, qui était alors sous-secrétaire d'État chargé des Affaires politiques (mai 2008-juillet 2011).

«Non seulement il n'arrive pas à s'entendre avec les gens, mais il est incapable d'avoir une pensée claire, et il a aussi versé entièrement du côté sombre de l'administration Bush», poursuit l'ex-ambassadeur en Allemagne (1997-2001).

«Une fois il m'a littéralement crié dessus lors d'une conférence où j'insinuais que l'administration Bush avait nui aux relations entre les États-Unis et l'Europe», ajoute-t-il.

Ce courriel fait partie d'un nouveau lot de messages envoyés ou reçus par Hillary Clinton depuis sa messagerie électronique privée lorsqu'elle dirigeait la diplomatie américaine, mis en ligne jeudi par le département d'État. Ces messages sont expurgés d'informations sensibles ou confidentielles.

La favorite de l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de novembre a reconnu en mars avoir exclusivement utilisé une messagerie privée quand elle était à la tête de la diplomatie américaine de 2009 à 2013, délaissant l'adresse gouvernementale malgré les recommandations officielles. Cette affaire empoisonne depuis sa campagne.

Mme Clinton martèle que c'était légal, mais elle s'est finalement excusée en septembre, face à l'érosion de sa cote de confiance dans l'opinion américaine.

Les républicains du Congrès tentent de transformer l'affaire en affaire d'État. Ils s'alarment que certains des messages, envoyés depuis un serveur non protégé par l'État fédéral, aient été rétroactivement classifiés.

Tous les messages devront être publiés avant le 20 janvier, a ordonné un juge, une initiative appelée de ses voeux par Hillary Clinton, qui jure la transparence.

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