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Les ménages québécois en arrachent toujours

Denise Proulx | Argent

Le nombre de Québécois incapables de payer ses dettes continue à dominer dans les statistiques canadiennes.

Selon les plus récentes données du Bureau du surintendant des faillites du Canada, le nombre de dossiers d’insolvabilité a progressé en 5,8% entre octobre 2014 et octobre 2015, passant de à 43 311, l’année précédente, à 45 812 cette année au Québec. La moyenne canadienne se situe à 2,3 %.

Cette hausse d’ouverture de dossiers d’insolvabilité est principalement due à une hausse de 13,6% du nombre de propositions d’insolvabilité. Les faillites demeurent stables, avec une progression de 0,5%.

À titre comparatif, l’Ontario a fait beaucoup mieux, réussissant à abaisser de 4 % l’ouverture de dossiers d’insolvabilité dans la province, passant de 42 585 à 40 875 dossiers en un an.

Même si elle est peu reluisante, la situation québécoise n’est pas la pire. Entre octobre 2014 et octobre 2015, les trois provinces des Prairies ont connu une hausse importante du nombre de dossiers d’insolvabilité, la plus forte hausse étant celle de l’Alberta avec 14,8%.

Des consommateurs trop endettés

Les consommateurs québécois en arrachent toujours autant, avec une hausse de 6,1 % des dossiers d’insolvabilité, une conséquence directe d’une augmentation de 14 % du nombre de propositions d’insolvabilité.

Encore une fois, l’Ontario a connu une année plus heureuse, avec une baisse de 7,3 % des faillites personnelles et de 1,4 % des propositions d’insolvabilité en comparaison à 2014. En termes de pourcentage, c’est la province de Terre-Neuve-et-Labrador qui affiche la plus importante variation d’augmentation de dépôts de dossiers, avec 13,4 %.

Les entreprises s’en sortent mieux

Les nouvelles sont plus encourageantes du côté des entreprises québécoises.

En une année, 18.6 % moins d’entre elles ont ouvert un dossier d’insolvabilité. Par contre, en termes de quantité d’entreprises en difficultés, la situation demeure stable, puisqu’à peine 0,2% moins d’entreprises vivaient une crise d’insolvabilité.

Ce sont les secteurs de la construction (+4,7%), l’industrie de l’information et culturelle (+5,9%), les services professionnels, scientifiques et techniques (+4,1%) et de l’administration publique, qui ont connu le plus de difficultés financières. Par contre, les secteurs des services de l’enseignement (-27,1%), de l’agriculture, foresterie, pêche et chasse (-17,5%), de l’extraction minière, pétrole et gaz ( -15,9%) ont mieux traversé les fluctuations économiques de l’année.

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