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Jean-Paul L’Allier: un héritage colossal en culture

Sandra Godin et Cédric Bélanger | Agence QMI

Jean-Paul L'Allier laisse derrière lui un héritage culturel colossal dans la Vieille-Capitale, estime le président de la Fondation du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), John R. Porter.

«Il a offert à la ville plusieurs signes culturels distinctifs», ajoute celui qui a travaillé de nombreuses années en collaboration avec Jean-Paul L'Allier, alors qu'il était directeur général du MNBAQ.

M. Porter a noté, entre autres, toute une série de réaménagements de places publiques, comme les abords de la rivière Saint-Charles, et la renaissance du quartier Saint-Roch.

«C'est quand un personnage comme celui-ci décède qu'on prend toute la mesure de ce qu'il a accompli. Je regarde autour de moi, et je vois plein de trucs pour lesquels Jean-Paul L'Allier a fait la différence. Mais je ne sais pas si on mesure encore à quel point cet homme-là va avoir beaucoup fait pour Québec.»

Jean-Paul L'Allier a été président du conseil d'administration du Théâtre du Nouveau Monde, à Montréal, à la fin des années 1970, après avoir brièvement été ministre des Affaires culturelles, dans le gouvernement de Robert Bourassa.

À Québec, M. L'Allier a aussi été président du Grand Théâtre de Québec. Fan de théâtre, M. L'Allier était un assidu du Théâtre de la Bordée.

Festival d'été

Même si le virage vers les vedettes internationales s'est amorcé sous son règne, Jean-Paul L'Allier ne s'était pas impliqué directement dans la relance du Festival d'été de Québec (FEQ) au début des années 2000.

Actuelle directrice des communications du FEQ, Luci Tremblay travaillait au bureau du maire quand Daniel Gélinas, qui venait d'être nommé directeur général du festival, et Régis Labeaume, alors président du conseil d'administration, avaient fait part de leurs plans à M. L'Allier.

«Je me souviens d'une rencontre durant laquelle M. L'Allier leur avait dit: vous devriez parler à Luci, elle aime ça le festival. Il était d'accord pour le virage, il l'appuyait, mais il préférait qu'ils consultent d'autres personnes. Il ne connaissait pas le festival tant que ça», raconte Luci Tremblay.

Voilà qui étonne quand on sait à quel point la culture a occupé une place importante dans la carrière politique de l'ex-maire de Québec.

«Mais il était toujours à la pêche durant le festival. Alors que lors du Carnaval, il s'impliquait et recevait le Bonhomme à l'hôtel de ville.»

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