/finance/homepage

UberX: l’inaction du gouvernement dénoncée

Agence QMI

L’inaction du gouvernement concernant la tarification abusive d’UberX à la veille du jour de l’An a été vivement dénoncée mardi par la Coalition Taxi et le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM).

«Alors qu'il qualifie les fluctuations de tarif d'UberX de «tout à fait déraisonnables» et de «vol», le ministre des Transports Robert Poëti laisse entendre du même souffle qu'il n'agira pas davantage contre le service illégal et déloyal avant la fin des projets pilotes en cours dans le domaine du taxi, soit avant 2017», a déploré la Coalition Taxi par voie de communiqué.

Le porte-parole de la Coalition, Guy Chevrette, a souligné que malgré les efforts de l’industrie pour se moderniser comme il le lui avait été demandé, le gouvernement ne semble pas vouloir sévir contre UberX.

Pour sa part, même si le RTAM se réjouit de voir le ministre Poëti «appeler la population à la prudence au sujet des transporteurs illégaux», il estime néanmoins que cette réaction est insuffisante. «Le Québec n'est pas le Far West. Le ministre des Transports appelle la population à ne pas se laisser rouler dans la farine par les transporteurs illégaux alors que le shérif, c'est lui», s’est insurgé Benoit Jugand, porte-parole du RTAM. «Les déclarations de Robert Poëti ne sont que de la poudre aux yeux», a-t-il ajouté, soulignant que «l'inaction du gouvernement fait des citoyens des victimes de politiques tarifaires spéculatives et abusives».

Lundi, le ministre des Transports avait réagi à la majoration des tarifs du service UberX, qui ont atteint jusqu’à huit fois le prix habituel durant la soirée du Nouvel An.

Il avait qualifié ces pratiques de «tout à fait déraisonnables» et avait incité les citoyens à «refuser de prendre les taxis illégaux».

Dans la même catégorie