/regional/quebec/quebec

Funérailles de Jean-Paul L'Allier: les témoignages des personnalités présentes

Sarah Boucher et Pierre-Paul Biron

 - Agence QMI

De nombreuses personnalités politiques et médiatiques ont rendu un dernier vibrant hommage à Jean-Paul L'Allier, samedi, à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec.

Denis Coderre, maire de Montréal

M. L’Allier, c’était pour moi un pionnier de l’autonomie municipale. Il avait compris depuis le début que la différence passe par les villes. On peut aimer le gouvernement du Québec ou du Canada, mais on définit le monde à partir des villes.
C’est le type de politicien qui me plaît bien. J’ai toujours aimé cette conviction et cette façon de dire qu’on prend une décision et qu’on l’assume et qu’on vit avec, qu’on va jusqu’au bout.

Claude Cantin, ancien maire suppléant de Québec, ami de M. L’Allier

Je retiens de lui un homme attachant et profondément humain. Pas tellement préoccupé par les grandeurs de ce monde, mais bien des services à sa population. Toute mesure était évaluée [selon] la façon dont elle rendrait service à la population.

Rémy Trudel, ancien ministre des Affaires municipales péquistes sous Lucien Bouchard

«Jean-Paul L’Allier, c’est l’homme de la restauration de la participation citoyenne, pas seulement dans les municipalités, mais dans l’ensemble du Québec.»

Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois

Il a été plus qu’utile pour la ville de Québec, ça a été un grand Québécois. Il a mis à l’avant-scène l’importance de la culture et a contribué à mettre encore plus Québec sur la carte. Il avait profondément dans son cœur l’intérêt des Québécois et Québécoises et c’est quelque chose que l’on devra tous retenir de lui.

Pierre Moreau, ministre des Affaires municipales

Il est toujours demeuré une référence dans le domaine municipal, même après son départ de la politique active, et c’est tout à son honneur.
Il avait raison de faire le débat sur les fusions et il aura gagné son pari ici à Québec. L’effet des fusions est extrêmement positif pour la capitale.

Lucien Bouchard, ancien premier ministre du Québec

Il représente ce qu’on a fait de mieux au Québec comme dirigeant politique. Son intégrité, la façon digne avec laquelle il abordait les débats, ce qu’il a fait dans tous les domaines... Il aura été de toutes les grandes décisions.
C’était un homme merveilleux, un humaniste, un homme de culture. C’est une grande perte. Mais il laisse [...] pour les jeunes un modèle de direction et de représentation politique. C’était un homme franc. Il n’y avait pas de raccourcis ou de subterfuges avec lui.

Bernard Derome, ex-journaliste

Je pense qu’il faut saluer tout ce [qu'il] a fait comme humaniste. Il était tout ce que doit être la politique: l’homme qui sert son prochain, qui s’occupe du prochain et qui est à l’avant-garde.
C’était la démocratie et l’honnêteté mêmes. C’était agréable de l’interviewer, c’était un gars qui ne patinait jamais. On posait une question et on avait en retour une réponse directe et claire.
C’est l’homme qui a redonné à Québec la valeur qu’elle a maintenant. Merci, Jean-Paul.

Alain Loubier, ancien chef du Renouveau municipal de Québec

À mes yeux, Jean-Paul L’Allier, c’est un des hommes publics parmi les plus inspirants et les plus inspirés de sa génération.
On l’a souvent dépeint comme un pelleteur de nuages, mais c’était le plus magnifique des pelleteurs de nuages, doublé d’un pragmatisme, il savait comment s’y prendre pour que ses rêves prennent corps et il nous a laissé un héritage fabuleux.
C’est grâce à lui qu’on a une ville ouverte, une ville nouvelle, plus cohérente, plus forte et qui peut se permettre d’avoir les plus grandes aspirations.

Ann Bourget, ancienne chef du Renouveau municipal de Québec

C’était un homme remarquable qui nous laisse un héritage durable, sur lequel on peut construire et bâtir pour les générations futures.

Éric Forest, maire de Rimouski

C’est un homme de vision, de valeur. C’est quelqu’un qui, pour Québec, a apporté une vision, infléchi un virage important axé sur la culture, sur l’environnement, sur les espaces verts, un milieu de vie agréable.
C’était quelqu’un qui a porté des convictions profondes que la municipalité est un gouvernement de proximité.
C’était un homme de cœur qui mettait sur la table ses valeurs et ses convictions.
Il a marqué le monde municipal, il a contribué à le changer. Dans le cadre des fusions, il a eu un apport très important.

John R. Porter, président de la Fondation du MNBAQ

Pour avoir eu le privilège de le côtoyer souvent dans toutes sortes de dossiers, les grands dossiers publics, mais aussi les dossiers beaucoup plus modestes, dont les gens n’ont pas entendu parler, [il a] fait la différence.
C’était un grand ami, quelqu’un qui était près, généreux, capable de féliciter, de dire merci. Ce n’était pas une grosse tête, Jean-Paul. C’était un gars fin, qui aimait aider les autres à grandir, et pour ça, on lui doit une immense reconnaissance.
Il m’a aidé à être meilleur et il a aidé beaucoup de personnes à aller au bout de leur talent.
Il savait s’entourer, il savait conquérir les gens, il savait amener les gens à aller au bout d’eux-mêmes, et ça, c’est formidable. Un gars tout seul ne fait rien, mais quelqu’un qui est [dynamique] comme Jean-Paul L’Allier, il peut rendre mille choses possibles.

François Paradis, député de la Coalition avenir Québec dans la circonscription de Lévis

Quand je l’ai reçu comme invité dans certaines de mes émissions, il y avait toujours un mot de base, c’était le respect. Il avait des positions bien campées, c’était quelqu’un qui avait un bon argumentaire, mais qui, dans la controverse, conservait le respect de celui à qui il parlait.

Louise Harel, ancienne ministre péquiste des Affaires municipales

Sincèrement, je suis très émue, et je le suis depuis que j’ai appris cette nouvelle qui était totalement inattendue. C’est très bouleversant.
Je crois que le Québec perd une grande personnalité, c’était un bâtisseur dans la courte liste des bâtisseurs du Québec moderne. Il en faisait partie.
Quand il venait à Montréal, une fois par année, il m’appelait et on allait dîner. C’était toujours passionnant et j’aurais pu parler avec lui pendant un après-midi au complet.
C’était un homme extrêmement généreux, attachant, sincère et authentique.
Son plus grand legs, c’est d’avoir convaincu le gouvernement du Québec qu’il fallait des grandes villes au Québec et qu’il fallait les fusionner.

Alexandre Cloutier, député du Parti québécois dans la circonscription de Lac-Saint-Jean

Un homme inspirant, un homme que j’ai eu la chance de connaître après sa vie active en politique.
Je l’avais interpellé comme un sage pour conseiller la nouvelle génération en politique, chose qu’il avait gentiment acceptée. Il a partagé avec moi ses bons vœux, ses commentaires, son expérience, et j’ai toujours eu des moments agréables [avec lui]. C’est un incontournable pour moi, aujourd’hui, de venir lui rendre hommage,
C’était un mentor, un sage, un homme que je qualifierais de chef d’État, qui ne l’a pas été, mais qui en avait la stature.

Robert Lepage, metteur en scène et auteur

C’était un père, Jean-Paul. Pas seulement pour moi, mais pour plusieurs artistes dans la région de Québec. C’est quelqu’un qui a mis plusieurs artistes au monde, il m'a aidé à m’accomplir.
C’était un homme extrêmement fier, il croyait au sens de la fierté et savait que Québec avait perdu sa fierté.

Caroline St-Hilaire, mairesse de Longueuil

C’est un des premiers appels que j’ai reçus au lendemain de ma victoire en 2009, pour me féliciter, me conseiller de façon toujours très subtile, discrète. Je l’ai toujours apprécié. C’était un beau modèle en politique.

Maka Kotto, député du Parti québécois dans la circonscription de Bourget

Quand j’ai été ministre de la Culture sous Pauline Marois, ce fut le premier à m’appeler pour avoir un échange sur son expérience dans le domaine, mais aussi sur les enjeux concernant Québec. Nous avons passé de très beaux moments.

Dans la même catégorie