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Les prix des maisons ne devraient pas bouger cette année

Agence QMI

Le prix médian d'une maison unifamiliale au Québec augmentera de seulement 1 % en 2016 pour atteindre 233 000 $,  prévoit la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ). 

De plus, le délai de vente moyen se stabilisera.

Le marché de la résidence dans la province devrait totaliser 76 000 transactions cette année, soit 3 % de plus qu'en 2015, selon les dernières prévisions de la FCIQ.

La FCIQ a comptabilisé 74 207 propriétés vendues au Québec l’an dernier.

« L'embellie qu'a connue le marché de la revente en 2015 se poursuivra en 2016, du moins pour la période du printemps, qui est la période la plus active pour l'achat d'une habitation », a déclaré Paul Cardinal, directeur du service Analyse du marché de la FCIQ, dans un communiqué jeudi.

Des taux d'intérêt faibles, un marché de l’emploi positif et la croissance démographique devraient soutenir le marché.

Moins optimiste que son collègue de la FCIQ, Robert Hogue, économiste principal chez RBC (Banque Royale du Canada), estime qu'il faudra garder en tête que les taux d'intérêt peuvent connaître une remontée dans la seconde moitié de l'année 2016 et influencer l’accession à la propriété.

« S'il y avait une correction de marché, les banques peuvent devenir très froides », ajoute-t-il.

À Montréal

En ce qui concerne la région de Montréal, la FCIQ anticipe39 000 transactions conclues par l'entremise de courtiers immobiliers en 2016, soit une augmentation de 3 % par rapport à 2015.

Le prix médian des maisons unifamiliales devrait atteindre 295 000 $ cette année, en hausse de 2 % par rapport à 2015. Le prix des condos, pour sa part, devrait croître de 1 %, à un prix médian de 240 000 $.   

Qui achètera ?

À moyen terme, il faudra tenir compte qu'il se formera moins de ménages au Québec, compte tenu de la baisse des naissances et des nouveaux arrivants.

La croissance des ventes de propriétés sera soutenue principalement par les baby-boomers de 60 ans et plus qui seront à la recherche d'une deuxième ou troisième propriété, suivis de loin par les 30-39 ans.

Ce sont les jeunes ménages de 20-29 ans qui, comme leurs aînés, seront les plus portés à acquérir une copropriété.

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