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Le PQ et QS accusent Poëti de tolérer Uber

Améli Pineda | Agence QMI

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Le Parti québécois et Québec solidaire ont accusé le ministre des Transports, Robert Poëti, de tarder à agir et de tolérer la présence d’Uber, mettant en péril l’industrie du taxi.

Les deux partis de l’opposition estiment que «rien n’a été fait pour mettre fin au transport illégal» depuis la dernière année.

La députée péquiste Martine Ouellet et le député de Québec solidaire, Amir Khadir, ont pressé vendredi le ministre «de se réveiller» à la suite d’une rencontre avec les représentants de l’industrie du taxi.

«C’est une industrie sauvage et agressive qui ne respecte pas les lois du Québec, c’est inacceptable qu’on les tolère. Il y a urgence d’agir», a déploré Martine Ouellet.

La députée dit travailler sur un projet de loi pour prouver au ministre Poëti qu’il est possible avec des amendements législatifs d’interdire la présence d’Uber.

«On ne comprend pas pourquoi le gouvernement force les taxis à faire des actions musclées pour se faire écouter. Uber attaque directement les revenus des chauffeurs et M. Poëti tolère l’illégalité», a dénoncé de son côté M. Khadir.

Selon M. Khadir, des chauffeurs perdent jusqu'à 50 $ par jour depuis l'arrivée d'Uber.

Les chauffeurs présents à la rencontre ont promis des actions musclées d’ici la fin du mois de janvier.

Au début du mois, ils ont dit être prêts à bloquer tous les ponts de la métropole et l’accès à l’aéroport si le ministre n’abolit pas Uber.

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