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«Commencez par changer votre image», dit Labeaume aux chauffeurs de taxi

Stéphanie Martin | Journal de Québec

 - Agence QMI

«Ne bloquez pas les ponts», a demandé le maire de Québec, Régis Labeaume, aux chauffeurs de taxi en colère à cause d’UberX, leur recommandant plutôt de travailler sur leur image.

M. Labeaume a été amené mardi à réagir aux menaces des chauffeurs de taxi de la région qui veulent prendre les grands moyens pour manifester leur mécontentement concernant le service UberX, qui les met selon eux en «faillite».

«On va perturber l'agenda ministériel. S'il n'y a pas de pression efficace et foudroyante sur le gouvernement, il ne va pas agir. On est déjà en état de faillite. Je ne vois pas pourquoi on aurait peur», a expliqué lundi soir le président du Regroupement des propriétaires de taxi de la Capitale, Hamid Nadji, lors d’une assemblée à huis clos.

«Si on a d'affaire à bloquer les ponts, on va les bloquer les ponts», avait alors lancé un chauffeur lors de cette rencontre.

«J’ai envie de leur dire: «Ne bloquez pas les ponts», a pour sa part déclaré M. Labeaume. Ce n’est pas la bonne façon. Les groupes organisés pensent qu’ils nous réveillent en faisant ça. Mais le monde se met à les haïr. Je trouve que ce n’est pas une bonne idée. Ils vont se mettre la population à dos.»

Le maire a par ailleurs réitéré son soutien aux chauffeurs, «qui paient des taxes à la Ville de Québec et qui sont structurés».

«Le problème, c’est qu’Uber, ça existe et que ça va continuer d’exister dans le monde. Les chauffeurs de taxi ont mon appui. Mais j’ai envie de leur dire: «Commencez donc par changer votre image, vos façons de faire, etc.»

Le maire entend par là une amélioration de l’image de l’industrie à Québec, par exemple en uniformisant la flotte. «Dans d’autres villes, ils ont des véhicules tous pareils, des véhicules électriques. Peut-on commencer à y penser ensemble? Moi je suis prêt à travailler avec eux.» Selon le maire, cela les aiderait à obtenir le soutien de la population.

Régis Labeaume note d’ailleurs un changement positif depuis quelques mois. Après avoir pourfendu l’industrie en raison du service déficient qui était selon lui offert à l’amphithéâtre les soirs de spectacle, il a remarqué que les choses se sont améliorées. «Je ne me plains plus au Centre Vidéotron. Il y en a des taxis et on est heureux de ça.»

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