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Les États-Unis se mobilisent contre le virus zika

Agence France-Presse

Les autorités américaines se mobilisent contre le virus zika, actif dans une grande partie du continent américain et qui pourrait s'étendre à d'autres pays, présentant un risque surtout pour les femmes enceintes, car apparemment lié à des malformations cérébrales chez le foetus.

Le président Barack Obama a lancé un appel mardi soir pour des actions urgentes contre cet agent pathogène qui se transmet par la piqûre d'un moustique, mais pas directement entre humains.

«Le président a souligné le besoin d'accélérer les efforts de recherche pour mettre au point de meilleurs diagnostics, des vaccins et des traitements et s'assurer que tous les Américains soient informés sur le virus zika», a indiqué la Maison-Blanche dans un communiqué.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a de son côté estimé probable que le virus se propage sur quasiment l'ensemble du continent américain.

Il touche déjà plus de vingt pays dans lesquels les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) recommandent aux femmes enceintes de ne pas se rendre.

Les Instituts nationaux américains de la santé (NIH), indiquent sur leur site internet que le virus pourrait s'étendre aux États-Unis, dans des régions où vivent 60% de la population du pays, soit environ 200 millions de personnes.

Les NIH citent une récente étude publiée dans la revue médicale britannique Lancet qui explique que ce virus pourrait se propager le long des côtes est et ouest des États-Unis pendant les mois chauds; et atteindre même le Midwest.

Cette recherche note également que près de 23 millions d'Américains résident dans des zones humides et chaudes, comme la Floride et la Louisiane, où les moustiques vecteurs du virus zika pourraient survivre toute l'année.

Le virus a été confirmé dans au moins six pays européens (Royaume-Uni, Italie, Pays-Bas, Portugal, Danemark et Suisse) chez des personnes rentrant d'Amérique latine, ont indiqué les autorités sanitaires.

Il n'existe pas de traitement curatif ni de vaccin contre ce virus, mais seulement des traitements des symptômes, à savoir des manifestations de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées qui parfois passent même inaperçus et sont généralement bénins.

Deux types de complications graves ont été décrites: neurologiques et la microcéphalie, une malformation de la boite crânienne chez les foetus de femmes infectées.

Mais le lien causal direct entre cette infection et ces complications n'a pour le moment pas été établi.

Cependant, il y a eu 3893 cas de microcéphalie enregistrés au Brésil depuis octobre, où la fièvre zika est endémique, comparativement à une moyenne annuelle de seulement 160 cas dans ce pays auparavant.

Un cas a été signalé aux États-Unis à Hawaï chez un enfant né d'une femme qui a voyagé en Amérique latine et a été infectée alors qu'elle était enceinte.

Le premier cas humain d'infection par le virus zika a été signalé en 1968, selon l'OMS.

Zika tire son nom d'une forêt en Ouganda où il a été repéré pour la première fois en 1947.

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