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Un procès qui soulève les passions

Maxime Deland | Agence QMI

Avant même que le soleil ne soit levé, lundi matin, des dizaines de journalistes venus d’un peu partout au Canada et aux États-Unis faisaient la file devant le tribunal afin de s’assurer d'une place au procès de Jian Ghomeshi.

De l’avis de plusieurs, il s’agira sans l’ombre d’un doute du procès de l’année au pays.

Escorté par des policiers, l’air très détendu, l’ancien animateur de CBC Jian Ghomeshi est arrivé un peu avant 9 h au tribunal de Toronto. Pour réussir à entrer dans le bâtiment, Jian Ghomeshi a dû se frayer un chemin, tant bien que mal, à travers une horde de photographes, de caméramans et de journalistes qui l’encerclaient et le suivaient pas à pas.

Comme tout le monde, il a dû se soumettre au détecteur de métal, ainsi qu’à une fouille sommaire. Il s’est ensuite réfugié dans une salle du deuxième étage en compagnie de ses deux avocates.

Ghomeshi fait face à cinq chefs d’accusation: quatre d’agression sexuelle et un autre d’avoir tenté de vaincre la résistance d’une victime par étouffement. L’homme de 48 ans a plaidé non coupable à toutes les accusations.

Trois victimes alléguées seront appelées à la barre durant le procès. Deux d’entre elles ne peuvent être identifiées en raison d’un interdit de publication. La troisième victime présumée de Jian Ghomeshi est l’actrice et officière de l’armée canadienne Lucy DeCoutere, qui a choisi de rompre l'anonymat.

Les faits reprochés se seraient produits en 2002 et 2003. Jian Ghomeshi, qui a admis publiquement être un adepte des pratiques sexuelles brutales, a toujours affirmé que ses partenaires étaient consentantes.

Cette notion de consentement risque d’ailleurs d’être l’enjeu central de ce procès, qui devrait durer entre deux et trois semaines, devant un juge seul.

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