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«Très souvent, le travail est bâclé», affirment d'ex-employés

TVA Nouvelles

Grâce à des entrevues anonymes de trois anciens employés, notre Bureau d’enquête en a appris un peu plus sur le fonctionnement du recrutement chez Revenu Québec, qui est même allé jusqu’à engager un chauffeur d’autobus.

«On leur donne une petite formation et puis on les fait travailler à Revenu Québec», explique un ex-technicien en vérification fiscale ayant travaillé plus de 25 ans à Revenu Québec, sous le couvert de l’anonymat.

«Très souvent, le travail est bâclé, poursuit-il. Revenu Québec a très souvent de la difficulté à recruter de bons vérificateurs. Il y a même des gens qui sont entrés avec des diplômes d’études collégiales en arts, en biologie, en techniques physiques, à peu près n’importe quoi.»

Selon ces ex-employés, gare aux poursuites contre Revenu Québec, car tout dépendrait de la cour.

«Avec la Cour du Québec, les juges semblent favoriser Revenu Québec. Ils n’écoutent même pas votre cas», explique un ex-employé.

«Avec la Cour des petites créances, un citoyen a plus de chances de l’emporter», explique-t-il.

Selon l’avocat Paul Ryan, la pression sur les fonctionnaires n’a fait qu’augmenter au cours des dernières années.

«Doubler la production en 5 ans, c’était beaucoup trop élevé et ça a amené une pression et un changement de culture qui sont les causes de tout ce qu’on entend par rapport à Revenu Québec», indique-t-il.

Revenu Québec soutient toujours que les quotas n’existent pas, mais est disposé à reconnaître qu’il y a des «actions» qui sont «nécessaires» pour clarifier la situation actuelle.

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