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La légalisation d’Uber est inévitable, selon le gouvernement Couillard

Charles Lecavalier | Agence QMI

La légalisation du service de transport Uber est inévitable, estime le gouvernement Couillard.

«Il y a un consensus qui se forme: on ne peut pas éviter des technologies comme celles-là, mais il va falloir les discipliner», a lancé le nouveau ministre des Transports Jacques Daoust lors d’un point de presse.

M. Daoust va tenir une commission parlementaire sur l'industrie du taxi. Son objectif est d’apporter des solutions au bouleversement technologique introduit par l’application Uber, mais pas de l'interdire.

M. Daoust ne cherche pas «un consensus» et estime que le statu quo n’est pas tenable. Il a laissé entendre que le système actuel de gestion de l’offre dans l’industrie du taxi pourrait être arrivé à son terme. Il retient trois critères dans son analyse: la sécurité du passager, règles équitables, et une politique qui profite au consommateur.

«On ne peut pas favoriser un groupe, puis ne pas favoriser l’autre. Il faut regarder l’ensemble de tout ça. [...] Il faut qu’on passe à l’action», a-t-il déclaré.

Il ne croit pas qu’Uber puisse être banni. En échange, il n’écarte pas que les propriétaires de permis de taxi puissent être compensés. Mais pas avec l’argent public. «Je ne pense pas que l'ensemble des citoyens du Québec, parce qu'Uber arrive en ville, doivent être taxés... ou on va prendre les impôts des citoyens pour dire: On va commencer à indemniser parce qu'Uber arrive à ville», a lancé M. Daoust. Il a souligné l’exemple d’Edmonton, qui dédommage ses chauffeurs par une redevance sur chaque course.

Par ailleurs, M. Daoust croit qu’Uber devra respecter les lois fiscales canadiennes et québécoises. Pour qu’une saine compétition existe, tous les joueurs doivent se conformer aux mêmes règles. Pour l’instant, «il y a en a un qui dit : bien, moi, je ne m'assujettis pas à ça, je ne paie pas d'impôt, je ne paie pas de taxe et je peux m'installer à compétitionner les chauffeurs de taxi existants», a-t-il déploré.

De son côté, le Parti québécois a demandé une réponse plus musclée du gouvernement du Québec. «Uber X est clairement illégal. C’est une belle application, mais ça ne les dispense pas de respecter les règles», a dénoncé la députée péquiste Martine Ouellet.

- Avec la collaboration de Louis Gagné

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