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Mathilde, Sarah, Kelly: ces disparitions qui vous inquiètent

De la recherche de fugueuses à l’annonce de leur retour, saines et sauves, avec leurs parents, les réseaux sociaux sont les témoins privilégiés d’une «épidémie» de jeunes Québécoises portées disparues depuis quelques jours.

Sur la page Facebook de TVA Nouvelles, vous avez été nombreux à nous envoyer de précieuses informations pour tenter de retrouver ces adolescentes tentées par l’enfer des gangs de rue. Des jeunes, des parents et des travailleurs de centres jeunesse ont aussi raconté leurs expériences.

En voici quelques-unes.

«Ces gars recrutent les filles quand elles marchent pour le retour de l'école par exemple», a écrit Catherine Legault, abonnée à notre page Facebook. «Ces gars-là sont de trop bons manipulateurs», a ajouté l’internaute.

«Les gars réussissent à entrer en contact avec les filles en appelant au centre jeunesse et les employés ne posent pas assez de questions», croit quant à lui Marc Villeneuve. Le citoyen, dont un proche a subi une mauvaise expérience, affirme que les proxénètes donnent rendez-vous aux adolescentes en les appelant directement dans les centres jeunesse.

Julie Gougeon, qui a elle-même été hébergée dans un centre jeunesse, a raconté sur la page Facebook de TVA Nouvelles que les gangs de rue recrutent au métro ou à l’arrêt d’autobus devant les centres.

«Un centre jeunesse, c'est probablement le PIRE endroit où tu peux envoyer ton enfant en espérant l'aider», a écrit Gabbe Giroux sur Facebook. Pour la jeune femme, les centres jeunesse sont des endroits de rêve pour les proxénètes. «C’est rempli de jeunes filles convaincues que leurs parents ne les aiment plus, qui sont fragiles mentalement et qui recherchent n'importe quoi qui pourrait leur amener du réconfort», a ajouté Gabbe Giroux. «Quand t'es en centre, t’es tellement en détresse que tu serais prête à faire n'importe quoi pour te sentir plus acceptée ou pour avoir un peu plus d'attention sur toi», a conclu la jeune femme sur notre page Facebook.

Pour Miko Perro, le problème, c’est les réseaux sociaux. «C'est un bassin rempli de poissons pour les pêcheurs de jeunes filles naïves, trop attirées par les belles choses, vêtements, bijoux, et drogues», a-t-il écrit sur la page Facebook de TVA Nouvelles. Il y a 24 ans, sa fille a été hébergée dans un centre jeunesse. La fille de Miko Perro n’a pas sombré dans l’enfer de l’exploitation sexuelle grâce à l’amour inconditionnel du père pour son enfant. «Gardez l'œil ouvert en tout temps, sur leurs fréquentations, exigez de voir leur page Facebook régulièrement», a conseillé le citoyen à ses pairs.

Marie-Pier Grenier, qui travaille dans un centre jeunesse en Estrie, soutient que les fugues ne sont pas plus nombreuses ces jours-ci que pendant le restant de l’année. «Ce n'est pas nouveau, mais aujourd'hui, les parents peuvent publier sur Facebook donc l'info circule plus», a-t-elle écrit.

Si vous voyez des situations inquiétantes autour de vous, communiquez avec les forces de l’ordre.

Vous avez vécu une histoire semblable ou connaissez des gens dans la même situation? Partagez-la avec nous en écrivant à TVA Nouvelles sur Facebook.

Consultez le dossier complet «Jeunes filles disparues» ICI

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