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Mathilde Geoffroy-Aubé retrouvée; sa mère en croisade pour changer le système

Hugo Bourgoin | TVA Nouvelles

Mathilde Geoffroy-Aubé, qui était disparue du Centre jeunesse de Laval depuis lundi, a finalement été retrouvée. Le Service de police de Laval a annoncé que l'adolescente de 16 ans avait été localisée plus tôt aujourd'hui.

La nouvelle a été confirmée à TVA Nouvelles par la mère de Mathilde quelques minutes à peine après qu'elle-même l'eut appris.

«La médiatisation a fonctionné. Elle a été aperçue par une enseignante des centres jeunesse de Laval, ce matin, boulevard Cartier. Elle a composé le 911 et les autopatrouilles se sont déployées. Je crois qu'ils se sont servis d'un maître-chien et ils l'ont retrouvée près d'où j'habite. Moi, je ne suis pas là, mais je pense qu'elle allait chercher des vêtements. Elle ne revenait pas à la maison [pour de bon]», a expliqué Marjolaine Aubé qui s'est dite «soulagée».

 

«Je vais avoir tout un travail à faire pour qu'elle soit mise à l'étage sécurisé le temps qu'on la déconditionne. On l'a retrouvée, maintenant mon travail c'est de m'assurer qu'elle reçoive toute l'aide nécessaire pour que ça arrête», ajoute la mère de l'adolescente qui en était à sa sixième fugue.

Lors de sa dernière fugue, Mathilde Geoffroy-Aubé avait été retrouvée alors qu'elle s'apprêtait à partir pour Calgary.

Sa mère interpelle le gouvernement Couillard

 

À l'instar des parents de Sarah Hauptman, portée disparue du Centre jeunesse de Laval depuis près d'une semaine, Marjolaine Aubé interpelle le gouvernement Couillard dans cet épineux dossier.

«J'ai des preuves (que ma fille est tombée dans le filet de proxénètes). J’ai tout communiqué aux policiers de Laval. C’est clair, net et précis. Mais ils ne peuvent pas accuser les proxénètes, parce que c’est la jeune fille qui doit faire la dénonciation.  S’il n’y a pas de dénonciation, il n’y a rien qui se passe», déplore la mère de l'adolescente.

 

Interrogée à savoir ce qu’elle attendait des autorités, elle s’est adressée en ces mots aux ministres Martin Coiteux (Sécurité publique) et Lucie Charlebois (responsable de la Protection de la jeunesse) :

«Je vous demande que ma fille soit en sécurité. Je vous demande qu’on mette des serrures aux portes des entrées et sorties des centres jeunesse, parce que nos enfants sont là pour leur protection et on se doit de l’assurer, cette protection.» 

 

Consultez le dossier complet «Jeunes filles disparues» ICI

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