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Les six victimes de Ouagadougou portées à leur dernier repos

Pierre-Paul Biron | Agence QMI

Une envolée de colombes, symbole de paix et de liberté, a marqué les funérailles des cinq membres des familles Carrier et Chabot tués par des terroristes à Ouagadougou il y a trois semaines.

Le dernier au revoir a donné lieu à une scène émouvante sur le parvis de l’église alors que les deux fillettes de Maude Carrier ont libéré les oiseaux, émerveillées par le spectacle. Ce petit moment d’innocence a ramené un court sourire aux lèvres des membres de la famille, même si le plus difficile reste à venir comme l’explique le neveu d’Yves Carrier.

«La suite c’est la plus grosse étape de notre vie, c’est de commencer à accepter qu’il y a ce trou immense dans nos familles. Ce moment-là n’aura jamais de fin, on ne comprendra jamais pourquoi ils nous ont quittés aussi rapidement», a laissé tomber Karl Plamondon.

Église bondée

Les funérailles d’Yves, Maude et Charlelie Carrier, ainsi que de Gladys Chamberland et Louis Chabot se sont déroulées dans une église Saint-Sacrement qui était déjà à pleine capacité près de 45 minutes avant la cérémonie. Un appui de plus de 1000 personnes très réconfortant pour les familles endeuillées.

«Ils étaient aimés, mais on ne savait pas que c’était à ce point là, a confié la sœur d’Yves Carrier, Louise. On les prend ces témoignages-là, ça nous donne du courage. Ça nous permet de continuer», ajoute la dame émue par l’amour et le soutien reçus depuis trois jours

Support politique

Plusieurs dignitaires ont aussi tenu à venir donner leur appui aux familles en cette journée de deuil. Le premier ministre Justin Trudeau a assisté à la cérémonie, mais n’a pas souhaité commenter à sa sortie. C’est plutôt son ministre de la famille Jean-Yves Duclos qui a pris la parole.

«Tout politicien doit être ici en respect pour la famille, pour leur dire qu’on est avec eux. Nous devions être là pour les accompagner et non pour être devant les kodaks. La place aujourd’hui revient à la famille», a insisté M. Duclos.

L’ambassadeur du Burkina Faso au Canada s’était aussi déplacé pour la cérémonie et tenait à le faire pour remercier les six Québécois qui ont malheureusement laissé leur vie dans son pays.

«Ces attaques avaient pour but d’effrayer tout ce qui peut apporter du soulagement, mais la solidarité et la sympathie que j’ai vues aujourd’hui sont un message aux terroristes pour montrer qu’ils ne sont pas dans la voie d’un monde humanitaire», a confié Amadou Adrien Koné.

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