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Tirer des leçons de l'Opération Scorpion?

TVA Nouvelles

Les mesures mises en place à Québec à la suite de l’opération Scorpion pourraient-elles être utiles à Montréal?

Michel Jean s’est entretenu avec  Michel Dorais, sociologue et auteur de l’ouvrage «Jeunes filles sous influence : prostitution juvénile et gangs de rue», dans le cadre du segment «Vos questions».

«Depuis l’Opération Scorpion, on a développé tout un réseau de prévention, on a formé 500 intervenants jeunesse et on a une centaine de personnes qu’on appelle des intervenants pivots et dans tous les milieux où il y a des jeunes il y a beaucoup de policiers qui ont l’œil ouvert et les oreilles ouvertes parce qu’effectivement, il faut être là où sont les jeunes et au moindre indice être prêt à intervenir»

À l’heure où les fugues de jeunes filles qui se retrouvent embrigadées dans des réseaux de prostitution liés aux gangs de rues se multiplient à Montréal, M. Dorais croit qu’il faut d’abord et avant tout que les intervenants soient bien formés

«Les intervenants des centres jeunesse doivent être très bien formés et informés du modus operandi des gangs de rue parce qu’il faut réagir très, très vite».

«Au centre jeunesse de Québec, toutes les mesures sont prises pour minimiser les risques, mais on peut dire que depuis l’affaire Scorpion ces choses-là ne sont à peu près plus arrivées parce qu’on a pris les moyens, mais ça prend des ressources», ajoute-t-il.

L’Opération Scorpion est la plus grosse frappe policière contre des réseaux de prostitution juvénile qu’ait connue la province.  La police avait procédé à l’arrestation de 16 proxénètes et de 15 clients. Le Québec avait aussi été stupéfait  d'apprendre qu'il y avait plus de 70 adolescentes qui se prostituaient dans la Vieille Capitale en 2002.

Le sociologue croit aussi à une forte collaboration entre la police, les intervenants jeunesse, les parents et les écoles.

 «C’est plus facile que jamais d’hameçonner et de recruter des jeunes filles et c’est pour ça qu’il faut être vraiment à l’affût et avoir un peu d’avance sur les gangs et sur ces réseaux-là  [...] les gangs sont bien préparés, il faudrait que ceux qui luttent contre eux le soient aussi bien».

 

Consultez le dossier complet «Jeunes filles disparues» ICI

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