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Un phénomène généralisé dans les centres jeunesse

TVA Nouvelles

Les jeunes filles, qui fuguent des centres jeunesse et qui sont recrutées par des gangs, vivent un véritable calvaire.

Prostitution, drogues et menaces font désormais partie de leur quotidien. Dès qu’elles entrent dans le milieu, elles sont prises dans un carcan.

Dans un reportage de JE diffusé en 2012, un proxénète raconte la vie des jeunes filles.

«Quand elle dévoile ses sentiments et qu’elle te dit qu’elle t’aime, c’est à ce moment que tu changes la «game», raconte un jeune proxénète lors d’une entrevue à JE.

Le jeune homme expliquait que les gangs vont chercher les jeunes filles dans les centres jeunesse pour qu’elles se prostituent.

«Si elle fait 1000$ par jour et elle travaille 3 fois par semaine, tu as remboursé ton 6000$ en deux semaines. Tu l’as pendant quelques mois et peut-être des années. Elle devient un objet», dit-il.

Les jeunes filles vivent un vrai cauchemar. Certaines ont peur de porter plainte parce qu’elles ne veulent pas dénoncer et elles se disent qu’elles vont s’en sortir.

Cette semaine, quatre jeunes filles ont été portées disparues et trois ont été retrouvées grâce aux messages diffusés sur les médias sociaux.

Le nombre de fugues au Québec s'élevait à 6497 en 2014-2015 selon les dernières statistiques.

 

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