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Un rapport sur l'exploitation sexuelle tabletté

Agence QMI

Le Parti québécois (PQ) a accusé lundi le gouvernement Couillard d’avoir tabletté un rapport contenant des recommandations pour lutter contre la prostitution juvénile.

Commandé lorsque le PQ était au pouvoir, le rapport aurait été rédigé après l’élection des libéraux au printemps 2014. Plusieurs corps policiers, dont le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ainsi que différents intervenants, auraient participé aux travaux qui ont mené à la rédaction du rapport.

«On a perdu deux ans parce que le gouvernement avait sur son bureau, à son arrivée, un rapport interministériel avec des recommandations puisées de cette consultation très large, donc deux ans d’inaction», a déploré le porte-parole péquiste en matière de services sociaux et de prévention, Jean-François Lisée.

Sa collègue Carole Poirier a demandé au gouvernement de rendre publics immédiatement le rapport ainsi que les recommandations qu’il contient.

La sortie du Parti québécois survient après que quatre adolescentes eurent fugué du Centre jeunesse de Laval au cours des derniers jours. Les jeunes femmes ont été retrouvées saines et sauves, mais leur fuite a fait craindre le pire à leurs parents et aux autorités, qui redoutaient qu’elles soient sous l’emprise de proxénètes.

Désinvestissement

Le Parti québécois a également dénoncé les compressions de 20 millions $ par année dans le budget des centres jeunesse ainsi que les coupes de 20 % dans le budget du «Plan d’intervention québécois sur les gangs de rue», qui comprend un volet sur la prévention et l’intervention en matière d’exploitation sexuelle des adolescents.

L’opposition officielle a d’ailleurs reproché au gouvernement Couillard d’avoir opposé une fin de non-recevoir à une demande du SPVM, qui souhaitait la création d’une escouade métropolitaine mixte pour lutter contre la prostitution juvénile ainsi que la mise sur pied d’un centre intégré pour les victimes d’exploitation sexuelle.

«Cette demande, qui découlait des travaux du comité interministériel, a été refusée par la Sécurité publique, a indiqué M. Lisée. Le gouvernement Couillard a dit «non» pour des raisons strictement budgétaires et donc le SPVM n’a pas eu les moyens qu’il considérait essentiels [...] pour mieux répondre à cette problématique complexe.»

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