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Exportations aux États-Unis: le manufacturier canadien mal positionné

Agence QMI

Une nouvelle ère commerciale tend à s’imposer avec les États-Unis, qui ne va pas favoriser toutes les entreprises canadiennes. Le Conference Board du Canada estime que le secteur manufacturier ne sera pas capable de répondre à la demande américaine. 

Économie fondée sur des produits de base aux prix moins élevés, dollar affaibli et demande américaine accrue : Jacqueline Palladini, économiste au Conference Board, estime dans un rapport publié jeudi que la «conjoncture mondiale représente un défi de taille pour les exportateurs canadiens».

Parmi les secteurs qui peuvent aspirer à en tirer des avantages, elle cite les industries productrices de services et ceux des ressources.

En fait, selon le Conference Board, plusieurs industries peuvent espérer connaître du succès avec cette nouvelle ère commerciale. Les secteurs des services gouvernementaux et du transport, les technologies de l’information et d’informatique, les services financiers et de l’administration sont du nombre.

Les perspectives de Mme Palladini sont moins enthousiastes pour le secteur manufacturier, estimant que la production «sera insuffisante», malgré une demande en forte croissance aux États-Unis.

S’il veut profiter de cette manne, le secteur manufacturier devra s’adapter et décupler ses capacités de livraison. La chose est particulièrement vraie pour le marché des pièces de véhicules, les produits du bois, les activités pharmaceutiques ou encore le vêtement.

«Plusieurs manufacturiers semblent avoir des lacunes pour augmenter leur production rapidement en réponse à la demande américaine», souligne le rapport, qui soutient également que les gouvernements peuvent aider les entreprises à prendre ce virage en favorisant par exemple les conditions de mobilité et du développement de nouvelles compétences de la main-d’œuvre et en bonifiant tout le secteur du transport.