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La manifestation des taxis au casino reportée

Agence QMI

Les chauffeurs de taxi ont décidé de repousser leurs plans d’envahir le Casino de Montréal samedi après que le maire de Montréal Denis Coderre eut exprimé le souhait qu’Uber cesse ses activités dans la métropole.

Jeudi, Le Journal de Montréal révélait que 2000 chauffeurs et leurs familles comptaient se présenter à une «soirée au casino» durant laquelle ils rempliraient autant le stationnement que l’établissement avant l’arrivée des clients réguliers.

Le but était de s’en prendre à la direction de la place, qu’ils accusent d’encourager Uber en ne faisant «aucun» effort pour bloquer l’utilisation de l’application sur le site.

Toutefois, la sortie du maire Coderre mercredi exigeant que l’entreprise mette fin à son service tant qu’elle ne respecte pas la Loi des taxis, jumelée avec la tenue d’une commission parlementaire sur l’avenir de l’industrie aussi tôt que jeudi prochain, a poussé les organisateurs à mettre l’activité sur la glace temporairement.

Uber a toutefois refusé d’obtempérer.

«La sortie du maire est un grand pas vers l’avant et les différentes actions annoncées depuis le début de la semaine sont encourageantes pour les membres du comité organisateur. Donc, ils ont voté pour relâcher un peu la pression cette fin de semaine», dit le porte-parole du Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM), Benoit Jugand.

M. Jugand s’est toutefois avoué «insatisfait» du comportement du ministre des Transports Jacques Daoust, qui n’a toujours pas demandé à Uber de bloquer temporairement son application au Québec en attendant la fin de l’éventuelle commission parlementaire.

«C’est dommage qu’Uber refuse d’arrêter ses opérations et on trouve ça de mauvaise foi. On nous demande de faire une trêve de mobilisations et on accepte, mais Uber continue ses activités. Ce n’est pas du fair-play», déplore le porte-parole du RTAM.

Québécois contre Uber

Le Québec est la province où se manifeste la plus forte opposition à l’implantation d’Uber. Dans le reste du pays, les Canadiens sont majoritairement en faveur de ce service de covoiturage, selon un récent sondage Angus Reid.

Au Québec, 34 % des répondants estiment qu’il faudrait interdire les activités d’Uber dans leur ville, contre 21 % qui sont prêts à l’accepter.

Cette opposition au Québec est pratiquement deux fois plus forte que dans chacune des autres provinces.

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