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Près de 30 000 signatures pour soutenir Uber au Québec

Caroline Lévesque | 24 Heures

 - Agence QMI

AMÉLI PINEDA/24 HEURES/AGENCE QMI

Lancée mardi matin, une pétition pour soutenir Uber, entre autres appuyée Eugenie Bouchard, a accumulé plus de 26 750 signatures en fin d’après-midi.

La joueuse de tennis a mentionné son soutien sur Twitter avec la phrase «Do it guys» suivie du lien vers la pétition. L’animateur Winston McQuade a, lui aussi, invité les gens à la signer.

L’objectif fixé par la controversée application de covoiturage urbain était de 30 000 signataires. La pétition vise à exposer au gouvernement provincial que le service possède l’appui des Québécois, à l’aube d’une commission parlementaire qui se penchera sur l'industrie du taxi, dès jeudi.

«L'enthousiasme contagieux des Québécois démontre que le covoiturage urbain est au Québec pour rester», a fait savoir Jean-Christophe de Le Rue, porte-parole d’Uber Canada.

L’exercice servira à modifier la réglementation afin de mieux encadrer le service de covoiturage urbain, actuellement dans un flou juridique.

«Nous étions heureux de l’initiative du ministre des Transports, Jacques Daoust, de créer une commission parlementaire visant des solutions réglementaires concrètes pour assurer aux consommateurs des alternatives de transport sécuritaires, fiables et abordables», a souligné M. de Le Rue.

Au bas de sa pétition, Uber rappelle également que «plus de 70 juridictions ont réglementé le covoiturage urbain dans le monde et Edmonton est devenue la première ville canadienne à réglementer Uber».

Mois de février chaud

Selon un récent sondage Angus Reid, les Québécois sont les plus fortement opposés à l’implantation d’Uber, contrairement au reste du pays, où les Canadiens sont majoritairement en faveur de ce service.

Le 10 février était une journée de grève pour les taxis qui refusaient de prendre des clients. Des centaines de voitures ont pris d’assaut l’aéroport Montréal-Trudeau et bloqué les accès aux terminaux pour manifester bruyamment contre Uber.

Si, trois jours plus tard, les taxis avaient dans la mire le casino de Montréal pour faire valoir leur mécontentement, ils ont finalement changé d’avis et ont reporté leur action. Cette décision fait suite à une déclaration du maire de Montréal, Denis Coderre, souhaitant l’arrêt des activités d’Uber dans la métropole, aussi longtemps que l’entreprise ne respectera pas la loi du taxi.

Le 2 février, une demande d’injonction permanente a été déposée contre Uber par le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos. Ce dernier demande que les activités de l’entreprise soient déclarées illégales, en plus d’exiger que ses applications (Uber et UberPartner) soient désactivées sur l’ensemble du territoire québécois.

Rappelons que la discorde en cours trouve ses origines dans le fait que les chauffeurs se sentent menacés par Uber, qui n’est pas soumis à la même réglementation que l’industrie traditionnelle du taxi.

Un permis de taxi peut coûter jusqu’à 200 000 $ à Montréal et les chauffeurs doivent emprunter la somme afin d’obtenir une licence pour travailler à leur compte. Avec l’arrivée d’Uber sur le marché, ils craignent de perdre la valeur de leur investissement.

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