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Un camp pour jeunes filles sème la controverse

TVA Nouvelles

À son retour de vacances, le président fondateur d’un camp pour les jeunes situé à Lévis, dans Chaudière-Appalaches, a eu la surprise de constater qu’un de ses programmes avait semé la controverse sur les réseaux sociaux.

«Je suis un peu surpris», a confié Jean-Pierre Côté, président fondateur du Camp Rive-Sud qui offre différentes activités aux jeunes depuis près de 20 ans sur la Rive-Sud de Québec.

Le camp de jour «100 % look» a soulevé les passions sur Facebook dans les derniers jours.

Plusieurs Québécois ont partagé une publicité imprimée du camp sur Facebook et ont critiqué les activités offertes.

Un camp pour jeunes filles sème la controverse

Pendant une semaine complète, les filles de 8 à 11 et 12 à 15 ans y apprennent les bases en matière de mode, de maquillage et de coiffure.

Des ateliers pour favoriser l’estime de soi sont également offerts aux participantes de ce camp de jour.

À la fin de la semaine, les jeunes filles présentent un petit défilé de mode pour leurs parents, a expliqué le responsable.

Comme les publicités imprimées du Camp Rive-Sud, tout comme celles pour le programme «100 % look», sont distribuées dans la région de Québec depuis plusieurs années, M. Côté s’explique mal ce récent scandale.

Mais malgré la surprise, Jean-Pierre Côté a assuré que le Camp Rive-Sud allait revoir la description du programme. «Il faut toujours respecter ce que les gens disent», a assuré le président fondateur du camp, en entrevue avec Mario Dumont.

«C’est un peu accrocheur quand tu ne connais pas le camp. Quelqu’un qui est très sensible peut être frustré», a ajouté Jean-Pierre Côté qui s’est dit «vraiment désolé» d’avoir pu choquer des gens.

Des associations de femmes en colère

TVA Nouvelles a rencontré plusieurs associations de défense des droits des femmes de la région de Québec qui se sont dites outrées par le thème de ce camp de jour.

«À huit ans, on devrait plutôt être dans la rue en train de jouer ou de voir ses ami(e)s et non chercher à se comparer et être toujours des supers filles», croit Miriam Trudel de la Maison l’Éclaircie.

«"De faire tourner des têtes". Ça veut dire que l’on construit des petites filles pour les autres et notamment pour les petits garçons. C’est très troublant. À huit ans, ce sont encore des enfants», ajoute Isabelle Boily du Regroupement des groupes de femmes de Québec.

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