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Daoust envisage de suspendre le permis des chauffeurs Uber

Charles Lecavalier | Agence QMI

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Simon Clark/Agence QMI

Le gouvernement Couillard envisage de suspendre le permis des chauffeurs d’Uber si l’entreprise continue d’agir en mauvais citoyen corporatif.

«Éventuellement, s’il faut qu’on aille là, on ira là, parce qu’Uber ne peut pas remplacer les permis de conduire. Ils peuvent toujours rembourser l’amende, ils ne peuvent pas remplacer le permis», a affirmé M. Daoust, mardi, à l’entrée de la commission parlementaire sur l’avenir des taxis.

M. Daoust veut voir à «ce que les pénalités soient sévères». «Si je ne suis pas capable de discipliner l’industrie avec les règles actuelles, je vais changer les règles», a-t-il menacé.

M. Daoust confirme par ailleurs ce que rapportait notre Bureau parlementaire samedi: «Il n’est pas impensable» que les libéraux imposent une taxe spéciale à Uber pour dédommager les détenteurs de permis de taxi.

Le ministre a durci le ton envers la multinationale du transport de personnes. Lors du passage de son directeur général du Québec en commission parlementaire, jeudi, M. Daoust avait dénoncé l’attitude de l’entreprise. Il a exigé que la compagnie ouvre ses livres au gouvernement d’ici la fin de semaine.

«Si c'est facile de collecter de l'argent, cela doit être facile de le reporter aussi», a-t-il laissé tomber.

Le PQ d’accord pour une redevance

Du côté du Parti québécois, la députée Martine Ouellet se dit d’accord avec une compensation financière aux chauffeurs de taxi payée par Uber.

«On va dans une bonne direction», a-t-elle lancé aux journalistes.

Mme Ouellet, très proche de l’industrie du taxi, se fait toutefois prudente. «Il faudra voir les montants. Il faut que ce soit équivalent au coût du permis de taxi», a-t-elle ajouté.

La commission parlementaire se déroulera jusqu’au 10 mars prochain. M. Daoust déposera ensuite un projet de loi pour réguler Uber, qui définit son activité comme étant du «covoiturage urbain», une prétention contestée par Québec.

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