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Mitt Romney prédit «une bombe» dans la déclaration de revenus de Trump

Agence France-Presse

Donald Trump cache «une bombe» dans sa déclaration de revenus qui pourrait compromettre sa candidature à la primaire républicaine pour la présidentielle américaine, a dit l'ancien candidat du parti Mitt Romney mercredi.

«La raison pour laquelle je pense qu'il y a une bombe là-dedans c'est qu'à chaque fois qu'il est interrogé sur le sujet de ses impôts il élude et remet à plus tard en disant: "on y travaille"», a déclaré sur Fox News M. Romney, candidat investi par le parti républicain en 2012.

Le milliardaire Donald Trump est en tête dans la course à la primaire républicaine à la Maison Blanche après ses succès dans le New Hampshire, la Caroline du Sud et le Nevada, au grand dam de nombreux cadres du parti républicain qui le considèrent trop extrême dans ses positions.

«Vous savez, on est à présent mi-février et nous n'avons toujours pas vu les déclarations de revenus de Donald Trump, Marco Rubio ou Ted Cruz», a ajouté Mitt Romney, citant également les deux autres favoris de la course chez les républicains.

«Franchement, les électeurs ont le droit de voir ces déclarations d'impôts avant de décider qui devrait être le candidat investi par le parti», a-t-il encore noté.

Dans son style caractéristique, Donald Trump s'est empressé de répondre sur Twitter: «Mitt Romney, qui a totalement foiré une élection qui aurait dû être gagnée et dont les déclarations d'impôts l'ont fait passer pour un idiot, joue maintenant au dur», s'est-il gaussé.

«Quand Mitt Romney m'a demandé de le soutenir la dernière fois, il était tellement maladroit et ridicule qu'on aurait tous dû savoir qu'il ne pouvait pas gagner», a-t-il encore lancé sur le réseau social.

Romney, qui avait en effet lui-même été abondamment questionné sur sa déclaration de revenus durant la campagne en 2012, pense que Donald Trump n'est simplement pas aussi riche qu'il l'affirme.

«On pourrait découvrir qu'il est loin d'avoir autant de revenus qu'on ne l'imaginait avec un capital de dix milliards de dollars, ou qu'il ne paie pas d'impôts, ou très peu», a-t-il anticipé.

Malgré ces réticences, l'ancien candidat aujourd'hui retiré de la vie politique a convenu que Donald Trump était le favori dans la course à la nomination chez les républicains: «Pour les autres personnes encore en course la marge de manoeuvre devient de plus en plus étroite», a-t-il conclu.

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