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Les Québécois, champions de l’insolvabilité

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Le nombre de Québécois insolvables a continué de progresser l’an dernier, si bien que les Québécois demeurent les champions de l’insolvabilité au pays.

Selon le Bureau du surintendant des faillites du Canada, le nombre de dossiers de faillites et de propositions de consommateur déposés par des consommateurs a augmenté de 4,7% l’an dernier pour atteindre 43 705.

Depuis les cinq dernières années, le nombre de dossiers a augmenté de 22,2%. Le nombre de faillites a chuté de 4,25%  pour s’établir à 24 539 dossiers pour cette même période, mais les propositions de consommateurs ont bondi de 89% pour atteindre 19 166.

Le Québec compte  plus de dossiers d’insolvabilité de particuliers que l’Ontario, alors que la population totale de la province (8,26 millions) est bien inférieure à celle de l’Ontario (13,79 millions).

«Il s’agit de la province où le ratio de dossiers d'insolvabilité, par rapport à la population, est le plus élevé. C’est une situation inquiétante», affirme Éric Lebel, associé-syndic et conseiller en redressement financier au cabinet Raymond Chabot.

Selon M. Lebel, la situation reflète la difficulté qu’ont les Québécois à bien planifier leurs finances.

«Une personne sur deux au Québec est incapable à faire face à ses obligations financières pendant une période de trois mois sans s’endetter. Ils n’ont pas de fonds d’urgence», souligne-t-il.

Sans fonds d’urgence, une personne devient vite vulnérable au plan financier, si elle tombe malade, perd son emploi, se sépare ou divorce, les principales causes d’insolvabilité.

En cas de pépin, le recours à la proposition de consommateur, qui permet de rembourser une partie de ses dettes, est souvent préférable à la faillite pure et simple. C’est pour cette raison que le nombre de propositions a tant augmenté, ces dernières années.

«Avec une proposition, les gens se sentent mieux, ils ont l’impression d’avoir réglé leurs dettes. De plus, ca remet un peu plus d’argent dans le système pour indemniser les créanciers», explique-t-il.

Un budget

Mais pour éviter d’en arriver à de telles solutions extrêmes, l’élaboration d’un budget familial est essentielle. Et il importe tout autant de le suivre assidûment.

«Nous devons continuer à insister sur l’importance pour les Québécois et les Canadiens de pouvoir bien gérer leurs finances. C’est une condition gagnante non seulement pour les familles canadiennes, mais pour toute la société», estime M. Lebel.

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