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Syndrome «Sons of Anarchy»

Les Hells Angels aiment jouer aux vedettes

Félix Séguin | TVA Nouvelles

Pour la police, cette propension qu’ont maintenant les motards à se montrer en public sans aucune retenue est directement liée à la populaire série télévisée Sons of Arnarchy.

La télésérie est une production américaine de 92 épisodes dans laquelle un club de moto est avantageusement représenté, car il fait régner l'ordre dans certains quartiers de Californie.

«Il faut vraiment faire attention avec le syndrome Sons of Anarchy», commente un policier bien familier avec la lutte anti-motard.

«Les motards hors la loi qui se mettent en scène pour montrer qu’ils font le bien autour d'eux nous détournent de la vraie raison pour laquelle ils portent leurs «patchs»: intimider le public et les autres groupes criminels.»

Avec leurs «patchs»

Ce nouveau vedettariat s’affiche aussi au grand jour. Les Hells Angels se présentent de plus en plus souvent en public avec leurs «patchs», c’est-à-dire leurs vestes de cuir arborant le logo de leur organisation.

Entre autres, on les a vus en grand nombre le 7 novembre dernier aux funérailles de Lionel Deschamps, alors qu’ils ont bruyamment circulé en cortège dans les rues de Repentigny. Un mois plus tard, c’est à Sorel qu’ils se sont fait voir avec leurs couleurs pour célébrer le 38e anniversaire de fondation du chapitre de Montréal.

Après l’opération printemps 2001, durant laquelle 111 membres des Hells Angels et de leurs filiales avaient été arrêtées, les motards avaient observé un profil plutôt bas.

Les Death Supporters, un club partisan des Hells, ont poussé leurs relations publiques en retenant même les services d'une photographe professionnelle afin de publiciser un don de 1500 $ en nourriture à Moisson Rimouski-Neigette, cet automne. « Je tiens à remercier les Death Messengers pour leur don», a déclaré la présidente de l'organisme au journal local L'Avantage... retour à l’époque de «Mom» Boucher.

«On retrouve maintenant l’ensemble des réseaux criminels sur les médias sociaux, explique Claude Sarrazin, dont la firme se spécialise dans l’analyse judiciaire de profils de criminels.

«Ils s’en servent pour communiquer entre eux et avec les sympathisants. On retourne vraiment à une tendance à la Maurice Boucher où les motards cherchent de la visibilité. Pour la police, ajoute-t-il, ça facilite les recoupages d’informations.»

 

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