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Justin Trudeau donne ses impressions sur Donald Trump

Guillaume St-Pierre | Agence QMI

Justin Trudeau associe l’intérêt de plusieurs Américains pour Donald Trump à un «défoulement».

À quelques jours de sa visite fort attendue à Washington, le premier ministre canadien a offert quelques pistes de réflexion pour expliquer la portée du message de l’homme d’affaires new-yorkais, lors d’un forum public organisé par le Huffington Post, lundi.

«Si j’étais Américain, je me poserais certes des questions: comment se fait-il qu’il y a autant de gens frustrés envers les politiciens? Pourquoi tant de gens se sentent marginalisés au point où ils se défoulent ainsi?» a-t-il lancé, prenant bien soin de ne pas s’immiscer dans la course à la direction du Parti républicain.

«Je n’ai aucune intention de me chamailler avec Donald Trump, mais je ne vais pas l’appuyer non plus, évidemment», a-t-il ajouté.

M. Trudeau dit porter une attention particulière à la politique américaine dernièrement puisqu’il s’agit d’un «moment important» dans l’histoire du pays.

Donald Trump profite d’une confortable avance dans la course à l’investiture républicaine, malgré ses nombreux propos controversés.

À l’image de M. Trump, l’ex-maire de Toronto Rob Ford a lui aussi réussi à canaliser la frustration des électeurs, selon le premier ministre.

«Bien des gens ne comprenaient pas pourquoi il (Rob Ford) était si populaire, mais il misait sur un sentiment bien réel et légitime au sein de la population», a-t- affirmé.

Justin Trudeau estime qu’il a lui aussi - en quelque sorte - profité de la volonté de changement des électeurs, mais d’une façon «positive» plutôt que «négative».

Selon le premier ministre, les États-Unis auraient tout intérêt à resserrer les règles de financement des partis politiques.

Ce n’est pas la première fois que Justin Trudeau critique la façon de faire des États-Unis. En entrevue à l’émission «60 minutes» dimanche, M. Trudeau a affirmé que les Américains devraient s’intéresser davantage à ce qui se passe à l’extérieur de leurs frontières.

Le président américain Barack Obama recevra jeudi le premier ministre canadien à la Maison-Blanche pour un souper d’État.

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