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Happée mortellement en voulant aider, une infirmière honorée

Elizabeth Laplante | TVA Nouvelles

Il y a un an jour pour jour, Carole Rhéaume a été happée mortellement sur l'autoroute 10, près d’Eastman, en Estrie. La femme de 47 ans, qui était infirmière de formation, est morte alors qu'elle portait secours sur les lieux d'un accident.

Un an plus tard, la Clinique de fertilité Ovo, où elle travaillait, vient de nommer son centre de soutien aux patients, en son nom.

«C'était tout à fait naturel de le dédier à son nom», nous a dit d'emblée le docteur François Bissonnette, directeur médical à la Clinique Ovo. «Carole a toujours été une fière défenseur de la cause des couples infertiles et c'était son idée de faire un centre de soutien aux patients», a-t-il ajouté.

C'est que Carole tenait dur comme fer à ce que les patients puissent avoir un comptoir d'accès sans rendez-vous pour répondre à leurs questions et les rassurer en cas de besoin.

Pour les proches de Carole, cette journée du 8 mars est chargée en émotions. Ce geste de reconnaissance leur va droit au coeur.

«On est fiers de ça parce que Carole a aidé beaucoup de monde ici», a dit Gérard, le père de la disparue. «On sent la reconnaissance et elle est sincère. Pour nous, c'est grandiose», a confié Chantale, la soeur de Carole. «Tous les jours, Carole est dans notre tête, dans notre coeur. On est une famille unie et pour nous elle est encore là», a ajouté sa soeur.

Femme de conviction et mère de famille

Outre son profond dévouement pour son travail, Carole Rhéaume était également mariée et mère de deux enfants. Un an après le drame, la douleur est toujours très vive pour son époux, Guy Boucher, qui partageait sa vie depuis une vingtaine d'années. Pour lui et sa famille Carole demeure une grande source d'inspiration.

«Quand il y a des bouts difficiles, je le sais qu'elle a passé pire et que si elle était capable, on va être capable de passer à travers», a confié M. Boucher.

Quant à ce geste héroïque qui aura coûté la vie de sa femme, M. Boucher sait très bien que rien n'aurait pu l'empêcher de porter secours.

«On est déjà arrêtés ensemble sur des accidents, ce n'était pas la première fois. Si c'était à refaire, elle le referait», a-t-il conclu.

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