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Liste de 22 000 membres de l'E.I.: «un coup de circuit» pour les services de renseignement

TVA Nouvelles

Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) examine la portion canadienne d’une liste contenant les noms de 22 000 jihadistes du groupe État Islamique.

Les autorités pourraient donc enfin avoir entre les mains une précieuse arme pour combattre le terrorisme.

La liste en question, volée par un repenti de l’E.I., a d'abord été remise à la chaîne britannique Sky News.

Depuis, les services de renseignements britanniques, le MI5 et le MI6, ont relayé les informations sur 22 000 combattants à leurs alliés, dont le Canada.

«Ça va nous aider à concentrer nos efforts sur des cibles beaucoup plus précises», explique Michel Picard, secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique.

Le gouvernement se garde de dire combien de noms canadiens se retrouvent sur la liste et n'est pas en mesure, pour le moment, d'en confirmer l'authenticité. «Ça semble être assez sérieux. On ne prend jamais cette information à la légère et nos agences y portent une attention toute particulière», précise Michel Picard.

Le partage de ces informations fait saliver les services de renseignements du monde entier, qui peuvent espérer une percée contre l'E.I.

«En termes de sport, c'est un coup de circuit. Le combat va être plus facile à l'extérieur des frontières», estime Paul Laurier, ex-policier et expert en groupes radicaux.

«C'est vraiment une mine d'or dans la lutte au recrutement de combattants étrangers. Et, nous, on a toujours dit que c'était un élément essentiel», avoue Hélène Laverdière, députée du NPD dans Laurier-Sainte-Marie.

Le NPD espère que les services d'espionnage et policier pourront utiliser l'information. De leur côté, les conservateurs souhaitent que le gouvernement s'attaque au terrorisme djihadiste avec plus de vigueur.

«Il va falloir maintenant qu'on attaque avec nos alliés, qu'on pense à retourner nos avions de chasse sur le terrain et qu'on prenne au sérieux cette menace», affirme Alain Rayes, député conservateur de Richmond Arthabaska.

Les porte-parole de la GRC et du SCRS ont tous deux choisi de ne pas émettre de commentaires.

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