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Sécurité renforcée autour de Donald Trump

Michael Mathes | Agence France-Presse

Donald Trump participait à deux réunions samedi dans l'État de l'Ohio. Lors du premier, en bordure de la piste de l'aéroport de Dayton, un protestataire a tenté de monter sur la scène, les gardes du corps de M. Trump, des agents du Secret service, s'empressant d'entourer le candidat pour le protéger.

Sans prononcer le nom de Donald Trump, le président Barack Obama a de son côté appelé samedi les candidats en course pour la Maison-Blanche à rejeter les «insultes et les railleries de cour d'école».

Dans une allusion directe au slogan du milliardaire («Rendre sa grandeur à l'Amérique»), M. Obama a ajouté que l'Amérique se portait bien.

«Ce sur quoi les gens en course pour la présidence devraient se concentrer, c'est comment peut-on faire pour que cela aille encore mieux. Pas d'insultes ni de railleries de cour d'école, pas de divisions fondées sur la race et la foi, et certainement pas de violences contre d'autres Américains», a demandé le président américain, qui s'exprimait lors d'une réunion de levée de fonds au Texas.

En tête de la course dans le camp démocrate, Hillary Clinton a pour sa part reproché à M. Trump d'avoir un comportement de pyromane, alors que le milliardaire républicain est familier d'une rhétorique incendiaire et de propos régulièrement dénoncés pour leurs excès.

«Si vous jouez avec le feu, vous allez causer un incendie incontrôlable. Cela ne s'appelle pas gouverner. C'est jouer au pyromane politique», a-t-elle dit.

Le candidat républicain et gouverneur de l'Ohio, John Kasich, a lui accusé M. Trump de «jouer sur les peurs de la population». Donald Trump s'en prend régulièrement au Mexicains et aux musulmans, notamment.

«Donald Trump a créé un climat toxique et ce climat toxique mène ses partisans et ceux qui cherchent la confrontation à s'unir pour en découdre», a déclaré M. Kasich, à la traîne dans la course à l'investiture.

L'homme d'affaires, dont les rassemblements sont de plus en plus le théâtre d'incidents, espère au contraire creuser son avance lors des prochains scrutins et devenir irrattrapable.

Un autre réunion de Trump, plus tôt vendredi à Saint Louis, dans le Missouri, avait été interrompu à de multiples reprises, 32 personnes y avaient été arrêtées.

Mercredi, un partisan du milliardaire, John McGraw, 78 ans, avait été inculpé après avoir été filmé frappant un manifestant noir lors d'un meeting en Caroline du Nord (sud-est).

Ces scènes, qui ont gagné en intensité ces dernières semaines, font désormais partie intégrante des déplacements publics de l'homme d'affaires, qui en joue durant ses discours.

Il a le 1er février enjoint ses partisans à «cogner», promettant de payer leurs frais d'avocat. Le 23 février, il a déclaré qu'il aimerait «donner un coup de poing dans la figure» d'un perturbateur.

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