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Géraldine Henneghien: mère de jihadiste

Félix Séguin et Maxime Landry | TVA Nouvelles

À 18 ans, le jeune Anis, qui avait du mal à se reconnaître dans la société belge, a quitté Molenbeek pour aller joindre les rangs de l’État islamique en Syrie.

Radicalisé en à peine quatre mois, le Molenbeekois a fait de la Syrie son tombeau.

«Je n’ai pas d’avenir ici, on ne veut pas de moi», disait Anis à sa maman, Géraldine Henneghien, avant de quitter sa ville natale pour aller combattre auprès des terroristes.

«Tout s’est passé très vite», a-t-elle affirmé à Félix Séguin et Maxime Landry qui ont rencontré la mère dans un centre qu’elle a elle-même fondé pour que les parents d’enfants embrigadés dans le jihadisme se rencontrent.

Exposé au wahhabisme, doctrine fondamentaliste de l’islam, Anis n’a mis que quelques mois à se transformer jusqu’au jour où il a acheté un billet d’avion pour la Syrie, en janvier 2014.

Ses parents ont tenté de l’empêcher de quitter. «On ne peut rien pour vous, il est majeur votre fils» leur ont répondu les policiers belges.

Le jeune Anis est mort le 23 février 2015, loin de sa famille. «Voilà madame, vous devez être fière de votre fils, il est mort lors de l’attaque de Deir Ezzor», a reçu Géraldine Henneghien dans un message texte.

Plus d’un an après la mort de son fils, la vie reprend difficilement son cours pour la Molenbeekoise. «Comment voulez-vous faire un deuil quand vous n’avez rien», a ajouté la mère de famille endeuillée, qui espère «qu’un jour la guerre s’arrêtera».

C’était une journée froide à Molenbeek. Il tombait une pluie appelée «drache» par les Belges. Une fine pluie froide et constante qui assombrissait le ciel et rendait l’atmosphère plutôt morose. Un temps qui collait parfaitement au discours de la mère d’Anis.

Dans une entrevue touchante accordée à Maxime Landry et Félix Séguin, écoutez la mère d’un jihadiste raconter comment fonctionne ce recrutement sectaire, silencieux et sournois dans les rues de Molenbeek.

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