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Bombardier accusé d’être en partie responsable d’un «désastre» à Londres

TVA Nouvelles

 - Agence QMI

Le conseil municipal de Londres, au Royaume-Uni, critique vertement Bombardier Transport pour le «désastre» entourant un contrat de modernisation de la signalisation ferroviaire que la ville anglaise a finalement dû annuler en 2013, au coût 161 millions $ CAN.

La raison invoquée a été celle d’une «performance honteuse de Bombardier qui a conduit à l’échec du programme», écrit-on dans un rapport.

Dans ce document, le président du Comité du budget et de la performance de la Ville de Londres, John Biggs, ne mâche pas ses mots. «C’est tout simplement un désastre pour Londres», a-t-il déclaré, en indiquant que ni la direction de Bombardier Transport ni celle de Transport for London (TfL), l’autorité responsable des transports en commun à Londres, «n’étaient en mesure de gérer ce programme, mais ce sont les Londoniens qui vont ultimement en payer le prix en délais de déplacements et en inefficacité».

«Encore plus accablantes que l’incapacité de Bombardier à livrer le programme, il y a les prétentions de TfL voulant qu’elle ait été dupée, dès le début par Bombardier, à propos de son expertise et de son expérience», indique M. Biggs.

Il s’en prend également à la direction de TfL, où personne «n’a été tenu de rendre des comptes», ainsi qu’au maire conservateur de Londres, Boris Johnson, qui préside le conseil d’administration de TfL.

Au sujet de ce dernier, qui quitte son poste en mai, John Biggs dit qu’il «a agi sereinement et de façon indifférente devant l’augmentation du budget de 1,7 milliard $ CAN, comme si ce n’était pas un problème».

Il poursuit: «Au gouvernement, des têtes – de politiciens ou de personnes officielles – rouleraient après une si mauvaise gestion financière. Du côté de TfL, les acteurs clés ont été promus et personne n’est blâmé. C’est un scandale».

Le Plan d’amélioration du train de surface de Londres, qui est en retard de cinq ans et dont les coûts ont explosé, visait initialement à accroître la capacité et à se préparer à l’augmentation de population, qui pourrait atteindre 1,2 million de personnes d’ici 2030.

John Biggs précise que les coûts engendrés par l’annulation et le retard du contrat auraient pu être permettre le prolongement de la Northern Line, qui «au mieux sera mise en attente, et au pire ne se produira pas du tout».

Le contrat à Bombardier Transport, dont le siège social se trouve à Berlin, en Allemagne, a été accordé en 2011. Il a été annulé deux ans plus tard, «mais les ramifications se font encore sentir», écrit-on dans le rapport du Comité des transports et de la performance, dont les conclusions se fondent sur près de trois ans d’enquête.

Des recommandations sont faites à l’endroit du prochain maire de Londres, la première étant de nommer des personnes compétentes au conseil d’administration de TfL en matière d’opérations et d’investissements.

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