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«Elle n’a rien à se reprocher», martèle son avocat

TVA Nouvelles

L’avocat de l’ancienne députée libérale et vice-première ministre Nathalie Normandeau, arrêtée ce matin par l’Unité permanente anticorruption (UPAC), estime que la preuve recueillie est «fragile» et que sa cliente «n’a rien à se reprocher».

«On ne parle pas simplement de prête-noms, on parle d’infractions les plus sérieuses où elle aurait profité de sa position pour accorder des contrats, et ça, cette preuve-là, elle n’existe pas. Parce que ce n’est pas arrivé», a martelé l’avocat de Mme Normandeau, Me Maxime Roy, lors d’une entrevue à LCN.

«Nathalie Normandeau n’a rien à se reprocher sur le plan criminel et nous allons le démontrer dans les procédures à venir. Ça m’apparaît une réponse facile de mentionner que ça a pris quatre ans pour mener une telle enquête, je ne le crois pas. Je pense que la preuve est fragile et insuffisante et c’est la raison pour laquelle ça a pris autant de temps», a ajouté Me Roy.

L’avocat a confirmé du même coup que Mme Normandeau plaiderait non coupable à toutes les accusations déposées contre elle, notamment complot, corruption de fonctionnaires, fraudes envers le gouvernement et abus de confiance. Sa comparution est prévue le 20 avril.

Selon Me Roy, Nathalie Normandeau compte se défendre et prouver son intégrité lors de son procès. L’ex-politicienne a confié à son avocat qu’elle se sentait «triste» et «déçue» des événements d’aujourd’hui.

«Ensuite elle m’a dit «on va reprendre où on a laissé et on va démontrer encore une fois que mon engagement politique était pour les bonnes raisons et que je n’ai jamais perverti le système comme on prétend aujourd’hui que je l’ai fait», a relaté Me Maxime Roy.

Plusieurs membres influents de la classe politique ont été arrêtés au petit matin par l’UPAC. En  plus de l’ex-vice-première ministre libérale, l’ancien ministre Marc-Yvan Côté, un ancien conseiller politique de Pauline Marois du temps où elle était chef du Parti québécois et d’anciens hauts dirigeants de la firme d’ingénierie Roche ont aussi été appréhendés.

L’UPAC reproche à Mme Normandeau «d’avoir accepté et obtenu, directement ou indirectement, par corruption pour elle-même ou pour une autre personne, de l’argent ou une contrepartie valable à l’égard d’une chose qu’elle a faite dans le cadre de ses fonctions».

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