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Les liens entre Normandeau et Roche

Agence QMI

Lors de son témoignage à la commission Charbonneau, l’ex-vice-président de Roche, André Côté, avait expliqué que lorsque les projets de la firme de génie faisaient du «sur-place», celle-ci avait la possibilité d’obtenir «des rencontres» avec le cabinet du ministère des Affaires municipales.

Roche bénéficiait de telles rencontres privilégiées grâce à la «grande amitié» qui liait Bruno Lortie, le chef de cabinet de Nathalie Normandeau - ministre des Affaires municipales de 2005 à 2009 - et l’ex-ministre libéral Marc-Yvan Côté, alors consultant affecté au développement des affaires pour Roche. «On se servait de Monsieur Marc-Yvan Côté pour avoir une rencontre avec Bruno Lortie, a expliqué le témoin. La plupart du temps, le chef de cabinet n'était pas présent aux rendez-vous. «Seulement son subalterne et les analystes techniques du projet en question», a poursuivi André Côté.

Lors de son témoignage à la commission Charbonneau, Nathalie Normandeau avait jeté le blâme sur les firmes de génie-conseil qui ont «perverti son engagement politique sincère et senti» en finançant illégalement son parti.

Se disant «révoltée» par tout ce qu'elle a pu apprendre devant la commission, Mme Normandeau avait déploré le fait que plusieurs firmes de génie étaient «venues magouiller à l'insu du ministère et de la ministre qu'elle était», en utilisant des prête-noms pour financer abondamment les partis et quêtant en échange des retours d'ascenseurs comme des contrats publics.

«Je ne connaissais pas les stratagèmes mis en place», a avait alors dit Mme Normandeau qui s’était défendue vigoureusement d'avoir fait de la politique partisane.

Elle avait affirmé qu’elle n’était pas au courant des liens entre son chef de cabinet Bruno Lortie et Roche.

«Si M. Lortie a donné de l'information privilégiée à Roche, c'est condamnable, inexcusable, ça ne peut pas se faire. Je n'aurai jamais cautionné une telle situation, a-t-elle assuré. Si tous ces faits sont avérés... J'espère qu'il n'a pas trahi ma confiance», avait-elle mentionné.

L'ancienne ministre des Affaires municipales avait aussi justifié l'utilisation de son pouvoir discrétionnaire qui lui permettait de majorer des subventions en évoquant «les réalités du terrain» et «l'impact fiscal» sur la population.

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