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«On sent que c’est une espèce de gros 13 novembre bruxellois»

Agence QMI

Stéphane Chennec, un Québécois qui se rendait à l’aéroport de Bruxelles lors des attaques survenues mardi, a témoigné de l’atmosphère lourde qui pèse sur la capitale belge.

«On sent ici à Bruxelles que c’est une espèce de gros 13 novembre bruxellois», a-t-il dit à TVA Nouvelles, faisant référence aux attentats de Paris qui ont eu lieu en novembre dernier et qui ont fait 130 morts et près de 350 blessés.

Selon lui, les gens ont l’impression que c’est une «prophétie de malchance», puisque Salah Abdeslam, soupçonné d’avoir planifié les attentats de Paris, a été arrêté au cours des derniers jours à Bruxelles. Les citoyens «croient que ça recommence», a-t-il indiqué.

M. Chennec était en route vers l’aéroport lorsque les premières attaques ont eu lieu. Il a indiqué qu’il n’a pas pu s’y rendre, car tout a été bloqué par les autorités.

«Métro, autobus, transit: tout est bouclé. Impossible même de partir en voiture», a-t-il mentionné, spécifiant que de nombreux barrages policiers ont été mis en place dans la ville.

«Tout ce qu’on a, ce sont des vidéos amateurs. Même les journalistes n’ont pas accès à l’intérieur de l’aéroport.»

L’homme a raconté que lundi soir, il a tenté de se rendre à la station de métro Maelbeek, sur la rue de la Loi, où une autre explosion a également eu lieu mardi. M. Chennec a spécifié qu’il n’a pas pu y aller, puisque les policiers avaient fermé la station «par mesure de sécurité disaient-ils (...) Ils s’attendaient à quelque chose, c’est ça qu’on comprend maintenant.»

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