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Khadir se sent muselé par le président de l'Assemblée nationale

Geneviève Lajoie | Agence QMI

Le député solidaire Amir Khadir se sent muselé par le président de l'Assemblée nationale, le libéral Jacques Chagnon, quand il est question de l'ex-ministre Nathalie Normandeau.

L'élu de Québec solidaire le soupçonne même de «plier devant le parti au pouvoir».

Depuis deux jours, des députés péquistes, caquistes et solidaires ont été interrompus par M. Chagnon durant la période de questions. Ce dernier demande la prudence à ceux qui abordent l'arrestation de Nathalie Normandeau et ses pratiques de financement pour ne pas nuire à une cause qui est pendante devant les tribunaux.

Son attitude est trop restrictive, plaide le député de Mercier. «On voudrait que le Parlement du Québec ronronne, continue son petit train-train quotidien sans parler du sujet de l'heure: c'est quoi le rôle de cet argent sale dans les élections que gagne, partielle après partielle, élection générale après élection générale, le Parti libéral.»

Il demande au président Chagnon de soumettre aux parlementaires un avis juridique pour appuyer son comportement.

«Je pense que la présidence est trop prudente sous la pression probablement du parti au pouvoir, et la présidence n'a pas à plier devant le parti au pouvoir», insiste Amir Khadir.

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