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L’industrie du taxi s’impatiente

Agence QMI 

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Les représentants de l’industrie du taxi montrent des signes d’impatience face à l’inaction du gouvernement Couillard concernant sa promesse d’encadrer les services d’Uber.

Dans un mémo interne obtenu par l’Agence QMI, le Comité provincial de développement et de concertation de l’industrie du taxi (CPCDIT) se disait «consterné d’apprendre qu’aucun projet de loi contre le transport illégal ne sera déposé en mars, comme l’avait pourtant annoncé le ministre des Transports, Jacques Daoust».

Le comité a rappelé qu’il avait accepté de suspendre ses moyens de pression en échange de la promesse du gouvernement provincial d’agir contre le transport illégal. Le CPCDIT menace de reprendre ses moyens de pression de plus belle si aucun projet de loi n’est présenté d’ici la mi-avril.

Pour sa part, le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos a déploré les hésitations du gouvernement Couillard «quant à la position à adopter face au transport illégal et UberX».

«Le gouvernement doit faire respecter les lois, clarifier sa position et arrêter de jouer au yoyo avec les artisans du taxi et la population», a déclaré Benoit Jugand, porte-parole du Regroupement, par voie de communiqué lundi, accusant le gouvernement de «jeter de l’huile sur le feu».

Quant au Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ), il s'est interrogé sur les motivations de certains membres du gouvernement à l’égard de l’entreprise Uber. Selon le RITQ, Uber Canada a en effet retenu les services des lobbyistes François Crête et Geneviève Benoit, qui seraient liés au Parti libéral du Québec. «Nous demandons au gouvernement du Québec de prendre sérieusement ses distances face à la multinationale Uber, qui œuvre dans l’illégalité pour faire une concurrence déloyale à l’industrie du taxi», a fait savoir Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement, dans un communiqué également publié lundi.

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