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Plus de postes de cadre abolis

Sonia Lavoie | TVA Nouvelles

 - Agence QMI

L'objectif du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de réduire considérablement le nombre de cadres dans le réseau au Québec implique des coûts importants cette année, notamment au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où on est parvenu à supprimer encore plus de postes de direction que prévu.

Dans la région, l'objectif était d’abolir une trentaine de postes, mais on a plutôt réussi à en couper 48, ce qui a engendré des indemnités totales de 5 millions $.

À l’échelle du Québec, près de 130 millions $ seront versés en 2016 aux gestionnaires dont le poste a été aboli, avec l'objectif de réduire le nombre de cadres de 1300. Actuellement, 1140 postes ont été abolis, ce qui représente 90 % de l'objectif.

Ces employés ont opté soit pour une indemnité de départ équivalente à un an de salaire, soit pour une retraite ou une retraite anticipée.

Cette nouvelle passe mal chez les syndicats alors que, dernièrement, huit postes d'infirmières ont été supprimés en CHSLD au Saguenay pour économiser 250 000 $.

«Il y a des cadres qui sont payés à ne rien faire chez eux. Pendant ce temps-là, les problèmes ne se règlent pas», a lancé lundi la responsable syndicale, Martine Côté.

Les autorités de la santé expliquent que cette dépense se transformera en économie l'an prochain.

«Dans un an, on aura terminé de payer ces indemnités et à partir de 2017-2018, ça coûtera 5 millions $ de moins pour la rémunération des cadres», a expliqué Jean-François St-Gelais, porte-parole du CIUSSS au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Martine Côté pense plutôt que cette somme servira à couvrir tous les frais de transport des directeurs qui auront maintenant à se déplacer de Dolbeau-Mistassini jusqu’à l’arrondissement de La Baie, à Saguenay.

Elle estime d'ailleurs que les travailleurs ont maintenant du mal à se retrouver dans cette méga structure. «On ne sait même plus où sont les bureaux. On ne sait pas encore qui sont nos véritables directeurs. Il y a tellement de paliers décisionnels qu'on s'y perd», a dit Mme Côté.