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Bill Morneau défend son plan d’aide aux chômeurs

Joel Lemay/Agence QMI

Malgré un taux de chômage endémique de 8,2 %, la métropole québécoise ne fait pas partie des douze régions ciblées par Ottawa où les chômeurs bénéficieront de cinq semaines d’allocations supplémentaires.

En fait, aucune région québécoise n’en fait partie.

Interrogé à ce sujet lors d’une annonce faite à Saint-Valentin, non loin de Lacolle (en Montérégie), le ministre fédéral des Finances Bill Morneau s’est défendu d’avoir été discriminatoire dans ses choix.

«Les régions ont été choisies avec des critères précis», a-t-il déclaré.

Ces régions ne sont pas celles qui subissent présentement les plus hauts taux de chômage, mais celles où les taux grimpent abruptement : 2 % sur une période de trois mois, sans montrer de signe de reprise.

«Ces régions sont plus affectées par les changements, a poursuivi Bill Morneau. Les difficultés des gens y sont plus sévères. »

Le ministre des Finances a insisté pour rappeler les changements apportés à l’assurance-emploi dans le dernier budget fédéral : réduction des heures nécessaires pour être admissibles et ajout d’argent pour la formation. «Cela fera une grosse différence.»

C’est un milliard $ de plus dans les poches des chômeurs canadiens. La mesure pour les douze régions ciblées coûte à elle seule 405 millions $.

Les chômeurs du pétrole privilégiés

La chute des prix du pétrole a ébranlé l’Alberta. La province a vu son taux de chômage grimper à 7,9 % en mars.

C’est la première fois en 30 ans que ce taux y est plus élevé qu’au Québec, où il s’est établi à 7,6 % en février, pour un deuxième mois consécutif.

Parmi les autres régions couvertes par le plan d’aide libéral : Terre-Neuve-et-Labrador, certaines régions du nord de l’Alberta, de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan, du Manitoba et de l’Ontario, ainsi que le Nunavut.

Pas de problèmes avec les fonds de pension

Le ministre Morneau a également été questionné sur la décision de son gouvernement de ramener l’âge de la retraite de 67 ans à 65 ans. Une décision qui survient alors le poids des pensions fédérales pèse de plus en plus lourd sur les finances publiques : le coût des prestations aux aînés va augmenter de 30 % d’ici cinq ans, pour s’établir à 60,1 milliards.

Bill Morneau a préféré parler des nouvelles mesures d’aide aux aînés annoncées dans le budget. Les allocations aux plus démunis d’entre eux ont été majorées de 10 %, par exemple : «Ça va améliorer la situation de 900 000 aînés vivant seuls. On a jugé nécessaire, dans un pays comme le Canada, d’avoir un système de retraite qui permet à chacun une retraite dans la dignité.»

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