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Simulations à balles réelles à l'École nationale de police de Nicolet

Les simulations conduites à l'École nationale de police de Nicolet par les unités d'interventions tactiques du Québec dont celle de la Sûreté du Québec (SQ) se font maintenant à balles réelles.

Les chargeurs des armes d'assaut sont remplis de munitions pouvant blesser ou tuer.

« Les policiers quand ils viennent s'entraîner, utilisent de vraies balles parce que ça monte le niveau de stress un peu plus haut. C'est plus près de la réalité. Sur un vrai site, le roulement va être pris et ils seront en mesure de prendre de bonnes décisions», explique le conseiller en intervention tactique et en tir, Luc Blouin.

S'entraîner à tir réel en simulation active était impossible avant l'inauguration en septembre 2015 d'un nouveau plateau de formation à l'école de police.

Les groupes tactiques d’intervention des plus importants corps de police du Québec devaient, jusque là, se rendre sur une base militaire en Ontario.

Lorsqu'ils ouvrent le feu, les policiers sont munis d'une veste anti-balle et coiffés d'un casque lourd.

«Il y a toujours un danger. Ce sont des balles réelles. Sauf que ces gens, avant de tirer de vraies balles, ont subi un entraînement qui les a amenés jusque là. Donc on ne parle pas de gens qui en sont au jour un», précise Luc Blouin, lui-même un ancien membre du GTI de la SQ.

Lors de leur exercice, les policiers d'élite donnent l'assaut contre des preneurs d'otages et doivent faire feu au fur et à mesure de leur progression à l'intérieur d'un bâtiment.

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