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Susan Sarandon hésite à voter Clinton même face à Trump

Agence France-Presse

L'actrice Susan Sarandon est une fan résolue du démocrate Bernie Sanders dans la course à la présidence américaine. Mais elle vient de confier qu'elle ne savait «vraiment» pas si elle pourrait voter dans le même camp pour Hillary Clinton, même face au républicain Donald Trump.

«Je pense que beaucoup de gens disent +désolé, je ne peux juste pas me résoudre à ça+», a-t-elle expliqué sur la chaîne MSNBC. Interrogée sur ce qu'elle ferait, elle, en cas de duel Clinton-Trump en novembre, celle qui avait obtenu l'Oscar de la meilleure actrice pour «La dernière Marche» (1995), un film sur la peine de mort, a ajouté: «je ne sais pas. Je verrai ce qui va se passer. Vraiment», a-t-elle insisté.

Devant l'incrédulité du journaliste qui l'interrogeait lundi soir, elle a ajouté: «certains pensent que Donald Trump apportera la révolution immédiatement s'il gagne».

Mme Sarandon a expliqué qu'elle voulait «vraiment être du bon côté de l'histoire», avec Bernie Sanders, un homme «moralement cohérent», et dont «le jugement est le bon».

«Le statu quo ne marche pas» aux États-Unis, a-t-elle insisté, «et je pense que c'est dangereux de penser que nous pouvons continuer ainsi».

«Qu'est-ce qui permet de penser qu'une fois qu'elle sera en place, elle va soudain aller contre les gens qui lui ont donné des millions et des millions de dollars?», a-t-elle expliqué à propos de la démocrate Hillary Clinton. «Je pense que c'est incroyablement naïf».

Susan Sarandon, 69 ans, toujours très à gauche, également engagée dans des causes humanitaires, avait apporté son soutien à Bernie Sanders en janvier.

La chanteuse et actrice Bette Midler l'a fait dès octobre 2015. Plusieurs autres artistes et célébrités ont rendu public leur soutien au sénateur de 74 ans, parmi lesquels l'acteur et producteur Danny de Vito et l'un des cofondateurs d'Apple Steve Wozniak.

En février, l'ancienne secrétaire d'État Madeleine Albright, qui soutient Hillary Clinton, avait déclaré qu'il y avait «un endroit spécial en enfer pour les femmes qui ne s'aident pas entre elles», une déclaration alors perçue comme une attaque contre les jeunes démocrates qui souvent préfèrent Bernie Sanders à Mme Clinton.

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