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Les enquêteurs du BST entament la fouille du site

Pendant que toute la communauté des Îles-de-la-Madeleine était encore sous le choc au lendemain de la terrible tragédie qui a coûté la vie à sept personnes, dont Jean Lapierre, les enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports (BST) ont entamé mercredi leur travail pour tenter d’établir les circonstances de l’écrasement.

Le groupe d’enquêteurs est débarqué sur les lieux du crash en début d’après-midi pour inspecter chaque parcelle de terrain et pour essayer de recueillir des indices qui pourraient permettre d’expliquer le drame.

Un immense périmètre de sécurité a été bouclé dans le secteur pour la durée de l’enquête.

Témoignages éclairants

Selon de nombreux témoins directs de l’écrasement, les ailes de l’appareil étaient complètement désalignées avec le sol au moment où l’avion approchait de la piste d’atterrissage.

«Le son était tellement fort, c’était clair que quelque chose ne marchait pas», a raconté Frédérick Duval, qui a vu l’appareil se disloquer par la fenêtre de sa cuisine.

«L’avion a frappé tellement fort le sol, j’étais certain qu’il n’y avait aucun survivant», a ajouté M. Duval, qui a eu besoin d’un support psychologique pour réussir à chasser ces images traumatisantes de son esprit.

M. Delainey habite Havre-aux-Maisons, près du lieu où l’avion s’est écrasé. Il a été l’un des premiers répondants à se rendre sur place.

«J’ai vu ça se passer de ma maison, vers 13h40, j’ai entendu un avion et le bruit était plus prononcé que d’habitude. Par ma fenêtre, je voyais l’avion voler sur le côté, une aile en haut, une aile en bas, et quelques secondes plus tard, je l’ai vu taper sur le talus de gazon à côté», raconte-t-il à TVA Nouvelles.

«On a vu un gros nuage de fumée blanche, mais il n’y a pas eu d’explosion, pas de feu. Après, je suis venu voir s’il y avait des survivants, mais on avait beau crier, personne ne nous répondait. Ensuite, les secouristes sont arrivés et on leur a laissé faire leur travail.»

Bref, ces éléments d’observation sont susceptibles d’aider les gens du BST à mener leur enquête.

Dure épreuve

Jean Lapierre, ancien député du Parti libéral du Canada et du Bloc québécois, se rendait aux Îles-de-la-Madeleine pour les funérailles de son père, qui est décédé à l’âge de 83 ans après avoir combattu la maladie de Parkinson.

La famille allait épauler la mère et l’une des sœurs de l’animateur, qui vivent toujours dans l’archipel. C'est assurément pour eux toute une épreuve, mais aussi pour la fille de Jean Lapierre, Marie-Anne Lapierre, journaliste à TVA, ainsi que son conjoint et collègue Mathieu Belhumeur.

Le drame a également coûté la vie à la conjointe de M. Lapierre, à ses deux frères, ainsi qu’à l’une de ses sœurs. Les deux pilotes ont aussi péri.

L’avion de marque Mitsubishi, enregistré aux États-Unis, avait décollé de l’aéroport de Saint-Hubert, à Longueuil, mardi matin.

Le rapport d’enquête du BST sur la cause et les circonstances de la tragédie devrait être rendu public dans plusieurs mois.

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