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Les policiers surtout menacés par des individus en crise

Les policiers se retrouvent de plus en plus confrontés à des personnes en crise qui les menacent, selon une étude dévoilée mercredi par l'École nationale de police et portant sur les interventions policières ayant mené à des enquêtes indépendantes.

Leur formation à l'école de police a donc été modifiée pour mieux les préparer à cette éventualité.

«Plus on outille nos policiers plus ils ont de chance d'intervenir et de désamorcer la crise», a indiqué la chercheuse Annie Gendron.

Tirs de policiers

La chercheuse Annie Gendron a analysé 143 dossiers d’enquêtes indépendantes portant sur des interventions policières lors desquelles s’est produit un événement grave, comme lorsqu’il y a eu des tirs policiers.

Selon la recherche, 80 % des policiers impliqués dans ce type d’intervention étaient des patrouilleurs. Dans 41 % des agressions, les sujets étaient armés d'une arme blanche. Lors de tirs, moins de la moitié des policiers ont atteint la cible, située à une distance moyenne de quatre mètres.

«Presque une fois sur deux le policier va rater sa cible. Ça peut paraître surprenant, mais il faut comprendre que le sujet bouge, le policier bouge et le policier est stressé», a expliqué Bruno Poulin, expert-conseil en emploi de la force à l'École nationale de police.

Éviter des décès grâce au pistolet Taser

L'utilisation d'une arme à impulsion électrique (Taser gun) aurait pu faire une différence dans certains cas.

«Dans certaines circonstances, l'arme à impulsion électrique pourrait éviter des décès ou diminuer les blessures chez les personnes impliquées», a affirmé Bruno Poulin.

La Sûreté du Québec devait amorcer un projet-pilote sur l'utilisation de ce pistolet à impulsion électrique cet automne à Shawinigan, mais le projet a été retardé. Au Québec, il y a 160 pistolets Taser en circulation pour 14 000 policiers.

- Avec la collaboration d'Émilie Vallée