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La trêve des taxis est terminée

PHOTO CHRISTOPHER NARDI/LE JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI

Les moyens de pression des chauffeurs de taxi devraient recommencer dans les prochains jours parce que le projet de loi visant à encadrer l’industrie, promis avant avril par le ministre des Transports, tarde à être déposé.

Réuni jeudi, le Regroupement des travailleurs autonomes Metallos (RTAM), a adopté un plan d’action qui permettra aux chauffeurs de taxi de reprendre leurs moyens de pression contre le gouvernement Couillard.

Les chauffeurs de taxi étaient en trêve, à la demande du ministre des Transports Jacques Daoust, le temps de compléter la commission parlementaire sur l’industrie du taxi. Celle-ci s’est déroulée du 18 février au 10 mars.

«Le ministre a promis un projet de loi avant le 31 mars. Il n’y a toujours rien, alors nous, on dit que la trêve est terminée», a affirmé Benoît Jugand, porte-parole du RTAM.

Il promet une série «d’actions d’envergure» dans les prochains jours, et ce, jusqu’à ce qu’un projet de loi soit déposé pour encadrer les services d’Uber. Il n’a toutefois pas voulu dévoiler de détails «pour des raisons stratégiques».

Les chauffeurs de taxi avaient bloqué notamment l’accès à l’aéroport de Montréal le 10 février dernier.

Deux semaines de sursis?

Le Comité provincial de développement et de concertation de l'industrie du taxi (CPCDIT) se donne jusqu’au 15 avril avant de recommencer les moyens de pression.

«On comprend que c’est un dossier complexe, on a attendu un an, alors on s’est dit qu’on peut attendre deux semaines», a indiqué son président, Georges Tannous.

Si le projet de loi n’est pas déposé d’ici là, les membres du CPCDIT reprendront les moyens de pression et participeront aussi à des actions communes avec le RTAM.

Ingérence de Couillard?

Plus tôt jeudi, la porte-parole du Parti Québécois en matière de transports, Martine Ouellet, accusait le premier ministre Philippe Couillard de freiner le dépôt du projet de loi du ministre Daoust.

«Ce n’est vraiment pas fondé, le premier ministre fait confiance au ministre dans ce dossier-là», a indiqué l’attachée de presse du ministre Daoust, Mélissa Turgeon.

Selon elle, le délai du dépôt du projet de loi, qui devait être avant la fin mars, s’explique parce que «le projet de loi est plus complexe que ce qui a été prévu».

Elle assure qu’il sera déposé avant la fin de la session parlementaire, le 26 mai.

«On veut agir correctement en une seule fois, a dit Mme Turgeon. On ne veut pas avoir à refaire un projet de loi à chaque fois qu’une nouvelle technologie arrive.»

De son côté, Uber encourage le gouvernement à déposer un projet «qui bénéficiera aux consommateurs et assurera une compétition saine entre les membres de l'industrie».

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