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La Ville d’Ottawa veut légaliser les services d’Uber

Agence QMI

La Ville d’Ottawa compte autoriser Uber à opérer en toute légalité sur son territoire, a rapporté jeudi après-midi le «Ottawa Citizen».

La conseillère Diane Deans, qui est présidente du Comité des services communautaires et de protection et qui siège au Comité des transports, a présenté les règles que l’administration municipale entend imposer aux chauffeurs de taxi et aux citoyens offrant des services de transport, comme c’est le cas avec Uber.

«Nous félicitons la Ville d’Ottawa d’avoir choisi de prioriser les besoins de sa population en terme d’alternative de transport et pour leur travail diligent afin de réglementer le covoiturage urbain», a souligné M. Jean-Nicholas Guillemette, directeur général de Uber Québec.

M. Guillemette a précisé avoir l’intention de continuer à travailler avec le gouvernement du Québec «afin de réglementer l’économie du partage et le covoiturage urbain».

67 recommandations

Ottawa a retenu 67 des 70 recommandations faites par la firme KPMG, mandatée dans ce dossier. Elle a aussi consulté les Villes de Calgary, Edmonton et Toronto.

Parmi ces recommandations, on précise que tous les véhicules devront être munis d’une assurance responsabilité de 5 millions $, avoir 10 ans d’âge maximum et être soumis à une inspection annuelle.

La Ville d’Ottawa souhaite aussi la vérification systématique des antécédents de tous les chauffeurs. Ceux d’Uber ne pourront pas, selon cette politique qui reste à être adoptée, prendre des gens qui les siffleraient dans la rue, se garer dans les espaces réservés aux taxis traditionnels ou prendre des paiements en espèces.

En contrepartie, la Ville veut qu’on élimine les frais supplémentaires de 1,50 $ sur les transactions réalisées par carte de débit ou par carte de crédit.

Selon le «Ottawa Citizen», la Ville va demander au gouvernement ontarien d’obtenir plus de pouvoirs contre ceux qui ne respectent pas les règles.

Injonction rejetée

Par ailleurs, on a appris plus tôt jeudi que l’injonction demandée par le syndicat des chauffeurs de taxi d’Ottawa, qui voulait qu’Uber soit banni du territoire de la capitale fédérale, a été rejetée.

Le juge Robert Smith a mentionné que les chauffeurs de taxi «agissent pour leur propre intérêt financier», et non dans «l’intérêt du public». Il a donc jugé qu’il n’y avait pas assez d’arguments pour accorder une injonction.