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Le retrait temporaire de Sam Hamad est insuffisant dit l’opposition

 - Agence QMI

Le retrait temporaire de Sam Hamad du Conseil des ministres est une décision insuffisante, considérant les lourdes allégations de trafic d’influence contre un poids lourd du Parti libéral, ont tour à tour déclaré les partis d’opposition de l’Assemblée nationale, samedi.

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, estime que cette mise à l’écart ne va pas assez loin.

«Si le premier ministre souhaite vraiment être le père de la transparence, comme il l’a proposé, il faudra faire toute la lumière sur ces événements», a déclaré le chef de l’opposition officielle, demandant au premier ministre d’exclure M. Hamad du caucus libéral.

M. Péladeau estime que pour rétablir «la confiance qui doit régner, on doit également faire le nécessaire pour que toute la lumière soit faite sur le financement des partis politiques, et certainement celui du Parti libéral du Québec».

En annonçant la décision de Sam Hamad de se retirer, Philippe Couillard a parlé d’un geste «noble et courageux» et d’une décision prise par «respect pour nos institutions». Des propos qui ont fait bondir le député de la Coalition avenir Québec, François Bonnardel.

 

«C’est être complètement déphasé quand Philippe Couillard parle d’un geste noble et courageux de la part de Sam Hamad de se retirer lui-même. Le premier ministre a un grand manque de jugement en ce qui concerne l’éthique.»

Pour la CAQ, la situation est très grave et ne vient qu’entretenir la croyance qu’il existe une «culture de l’argent» au sein du Parti libéral.

«Quel message on envoie aux citoyens?» s’est-il questionné.

La députée de Québec solidaire et porte-parole parlementaire de son parti, Françoise David, a demandé elle aussi des actions plus fermes. Selon elle, ce retrait n’est qu’un premier geste à poser.

«C’est difficile de ne pas croire qu’il y a eu abus, trafic d’influence et conflit d’intérêts. La décision d’aujourd’hui est un début de bonne décision, je crois qu’il faut aller plus loin.»

Françoise David reconnaît que chaque personne a droit à la présomption d’innocence, mais qu’avec les événements des dernières semaines, incluant l’arrestation par l’Unité permanente anticorruption de l’ancienne vice-première ministre Nathalie Normandeau, il y a du «ménage à faire» au sein du PLQ.

«J’invite M. Couillard, très sérieusement, à regarder le comportement de ses ministres, surtout ceux qui étaient là dans les années 1990 et 2000», a-t-elle soulevé, ajoutant qu’elle était persuadée «qu’il y aura d’autres éléments qui vont sortir».

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