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Charest a toujours confiance en Normandeau

Avant sa conférence à l'Université McGill qui a été interrompue par des manifestants, Jean Charest a répondu aux questions des journalistes sur ses anciens collègues à l’Assemblée nationale, visés par des allégations de trafic d’influence.

Dans une brève mêlée de presse avec les médias, il a notamment dit que sa confiance envers Nathalie Normandeau n'avait pas été ébranlée.

«Dans le cas de Nathalie Normandeau, je la connais très bien et depuis très longtemps et j’ai toujours confiance en elle. M. Hamad, c’est une affaire différente, je pense que M. Hamad a posé un bon geste en décidant de confier de lui-même l’enquête au Commissaire à l’éthique», a-t-il déclaré.

Il a toutefois été bref sur le cas de son ancien collègue, Sam Hamad, au centre d'allégations semblables au cours des derniers jours.

L'opposition à bout

Les députés Bernard Drainville, du PQ, et François Bonnardel, de la CAQ, sont tous deux à bout des nombreuses révélations scandaleuses sur le Parti libéral.

«C'est comme un mauvais cauchemar. C'est ça le problème, on a l'impression de revivre le même vieux film. On pensait qu'on s'était débarrassé de toute cette culture de corruption, on revoit Jean Charest, on revoit Nathalie Normandeau, on revoit Marc-Yvan Côté, on revoit Hamad. [...] Le premier ministre Couillard n'arrive pas à prendre ses distances d'avec Jean Charest et le vieux Parti libéral», affirme M. Drainville.

Même son de cloche du côté de la CAQ. «On a un premier ministre qui a pris 48 heures, qui aurait dû appeler son "chum" Sam Hamad le lendemain matin de ces allégations sérieuses, trafic d'influence, et là-dessus, il aurait dû lui dire à 7h30: "Sam, je n'ai pas le choix, je dois te retirer du conseil des ministres parce que la perception, l'exaspération, l'écoeurantite aigüe des Québécois, on la sent, on la voit". Et là on continue de baigner dans cette culture de l'argent sale», d'ajouter le député caquiste, François Bonnardel.

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