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Financement politique: 150 000 $, c'est des «peanuts»

Geneviève Lajoie | Agence QMI

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBE

Quand on compare avec ce qui se fait ailleurs au pays, les objectifs de financement politique de 150 000 $ imposés jadis aux ministres libéraux, c'est des «peanuts», estime la ministre Rita de Santis.

Elle a rappelé vendredi que les membres des gouvernements de l'Ontario et de la Colombie-Britannique ont des cibles beaucoup plus élevées, pouvant aller jusqu'à 500 000 $.

En fin d’après-midi, elle a précisé sa pensée dans un communiqué.

«Je ne banalise pas la situation : on m'a demandé de comparer les objectifs de financement d'autres provinces et celles qui se pratiquaient auparavant au Québec, mais je n'approuve aucunement des pratiques douteuses», a déclaré la politicienne.

Mme de Santis a indiqué que les objectifs de financement actuels varient entre 5000 $ et 10 000 $ et qu’«aucun objectif supplémentaire n'est demandé aux ministres».

Elle a aussi dit qu’elle voulait exprimer que «le Québec a su tirer des leçons du passé et que d'autres provinces peuvent s'inspirer de nos avancées, si elles le souhaitent».

«Il faut vivre avec cela»

La ministre des Institutions démocratiques reconnaît que l'affaire Hamad n'a pas aidé son gouvernement. Visé par des allégations de trafic d'influence, le député de Louis-Hébert a dû renoncer à sa limousine et son salaire de ministre. La cure de repos de Sam Hamad en Floride a eu du mal à passer dans l'opinion publique.

«C'est vrai, on n'est pas aveugles, on voit la réponse du public aux événements de cette semaine. Sam, maintenant, s'est retiré comme ministre, il siège comme député. Qu'il soit allé en Floride, ça n'a pas été très sage de sa part, mais maintenant il faut vivre avec cela», a-t-elle soutenu, en point de presse à l'Assemblée nationale.

Talonnée par la députée caquiste Nathalie Roy, qui souhaite qu'on allonge de cinq à vingt ans le délai de prescription du Directeur général des élections, Rita de Santis est restée sur ses positions.

La ministre s'en remet au rapport de la commission Charbonneau, qui recommande que ce délai permettant de récupérer des dons politiques versés en trop soit augmenté à sept ans.

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